Commentaire ~ S’il préfère ses passions

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Omar -que Dieu l’agrée- a dit: « Gardez-vous de la gloutonnerie, elle nuit au corps, procure les maladies et empêche de faire les prières. Cherchez-y la modération qui est bénéfique pour le corps, loin de tout excès car Dieu le Très Haut n’aime pas le corpulent gourmand. L’homme ne périt que s’il préfère ses passions à sa foi ». (Abou Naim)

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 7

Hadith ~ Occassions ratés

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Dieu, honoré et glorifié, dit le jour de la résurrection: « O fils d’Adam! Je suis tombé malade et tu ne m’as pas rendu visite ». Il lui dit: « Seigneur! Comment serais-Tu malade pour que je Te rende visite alors que Tu es Le Seigneur et Maître de l’univers? » Il dit: « N’as-tu pas su que Mon esclave untel est tombé malade et tu ne lui as pas rendu visite? N’as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui? » O fils d’Adam! Je t’ai demandé à manger et tu ne M’as pas donné à manger ». Il dit: « Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à manger quand Tu es Le Seigneur et Maître de l’univers? » Il dit: « N’as-tu pas su que Mon esclave untel est venu te demander à manger et tu ne lui as pas donné? Ne sais-tu pas que si tu lui avais donné à manger, tu aurais trouvé cela auprès de Moi? O fils d’Adam! Je t’ai demandé à boire et tu ne me l’as pas donné ». Il dit: « Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à boire, Toi Le Seigneur et Maître de l’univers? » Il dit: « Mon esclave untel t’a demandé à boire et tu lui as refusé. N’as-tu pas su alors que si tu lui avais donné à boire, tu aurais trouvé cela auprès de Moi? » (Rapporté par Moslem)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 106, Page 302, Numéro 894

Ayaat 84-95 ~ Hud

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

84. Et (Nous avons envoyé) au Madyan, leur frère Chuaïb qui leur dit: « Ô mon peuple, adorez Allah; vous n’avez point de divinité en dehors Lui. Et ne diminuez pas les mesures et le poids. Je vous vois dans l’aisance, et je crains pour vous [si vous ne croyez pas] le châtiment d’un jour qui enveloppera tout.

85. ô mon peuple, faites équitablement pleine mesure et plein poids, ne dépréciez pas aux gens leurs valeurs et ne semez pas la corruption sur terre.

86. Ce qui demeure auprès d’Allah est meilleur pour vous si vous êtes croyants! Et je ne suis pas un gardien pour vous ».

87. Ils dirent: « Ô Chuaïb! Est-ce que ta prière te demande de nous faire abandonner ce qu’adoraient nos ancêtres, ou de ne plus faire de nos biens ce que nous voulons ? Est-ce toi l’indulgent, le droit? »

88. Il dit: « Ô mon peuple, voyez-vous si je me base sur une preuve évidente émanant de mon Seigneur, et s’Il m’attribue de Sa part une excellente donation ? … Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant.

89. ô mon peuple, que votre répugnance et votre hostilité à mon égard ne vous entraînent pas à encourir les mêmes châtiment qui atteignirent le peuple de Noé, le peuple de Hud, ou le peuple de Salih et (l’exemple du) peuple de Lot n’est pas éloigné de vous.

90. Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et plein d’amour ».

91. Ils dirent: « Ô Chuaïb, nous ne comprenons pas grand chose à ce que tu dis; et vraiment nous te considérons comme faible parmi nous. Si ce n’est ton clan, nous t’aurions certainement lapidé. Et rien ne nous empêche de t’atteindre ».

92. Il dit: « Ô mon peuple, mon clan est-il à vos yeux plus puissant qu’Allah à qui vous tournez ouvertement le dos? Mon Seigneur embrasse(en Sa science) tout ce que vous oeuvrez.

93. ô mon peuple, agissez autant que vous voulez. Moi aussi j’agis. Bientôt, vous saurez sur qui tombera un châtiment qui le déshonorera, et qui de nous est l’imposteur. Et attendez (la conséquence de vos actes)! Moi aussi j’attends avec vous ».

94. Lorsque vint Notre ordre, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Chuaïb et ceux qui avaient cru avec lui. Et le Cri terrible saisit les injustes, et ils gisèrent dans leurs demeures,

95. comme s’ils n’y avaient jamais prospéré. Que les Madyan s’éloignent comme les Tamud se sont éloignés.

Sourate 11. Hud

Hadith ~ Une grande soif

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Cependant qu’un homme poursuivait son chemin, voilà qu’il ressentit une grande soif. Il trouva alors un puits, y descendit et en but. A sa sortie du puits se présenta un chien haletant et léchant la terre humide tellement il avait soif. L’homme se dit: « Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi-même. Il redescendit dans le puits, remplit d’eau sa chaussure, la tint avec ses dents et remonta. Il en abreuva le chien et Dieu loua son acte et lui pardonna ses péchés ». Ils dirent: « Ô Messager de Dieu! Avons-nous donc un salaire pour nos bonnes actions envers les animaux? » Il dit: « Pour toute créature vivante il y a un salaire à qui leur fait du bien ». (unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version d’Al Boukhari: « Dieu loua son acte, lui pardonna ses péchés et l’introduisit au Paradis ».

Dans une version commune aux deux (Al Boukhari et Moslem): « Cependant qu’un chien tournait autour d’un puits mourrant de soif, voilà que le vit l’une des prostituées des enfants d’Israel. Elle ôta sa chaussure, la remplit d’eau du puits et l’en abreuva. Cela lui valut l’absolution de ses péchés ».

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 13, Page 57, Numéro 126

Commentaire ~ La richesse de l’âme

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Le calife Othman Ibn Affan (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) a dit sur la richesse de l’âme:

« La richesse de l’âme met l’âme au-dessus de tout besoin, quand même la pauvreté la mord en lui faisant mal.

Toute période difficile, endure-la avec patience même si elle se prolonge, car elle n’est pas faite pour durer et l’aisance lui succèdera forcément. »