Ayaat 15-30 ~ L’aube (Al-Fajr) ~ 15-30

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

15. Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant[1] et en le comblant de bienfaits, il dit: « Mon Seigneur m’a honoré ».

16. Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: « Mon Seigneur m’a avili ».

17. Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins;

18. qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre,

19. qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace,

20. et aimez les richesses d’un amour sans bornes.

21. Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée,

22. et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang,

23. et que ce jour-là, on amènera l’Enfer; ce jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir?

24. Il dira: « Hélas! Que n’ai-je fait du bien pour ma vie future!

25. Ce jour-là donc, nul ne saura châtier comme Lui châtie,

26. et nul ne saura garrotter comme Lui garrotte.

27. « Ô toi, âme apaisée,

28. retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée;

29. entre donc parmi Mes serviteurs,

30. et entre dans Mon Paradis ».

Sourate 89. L’aube (Al-Fajr)

[1] En l’honorant: (autre sens) en étant généreux avec lui.

Commentaire ~ La charité silencieuse

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Isa a rapporté qu’un jeune homme allait souvent voir Abdullah bin Mubarak; il étudiait sous lui, effectuait certaines courses pour lui et l’écoutait quand il rapportait des récits de Hadith. Un jour, Abdullah est allé à la ville où le jeune homme vivait et quand il ne le trouvait pas il a demandé sur lui. Il a été informé que le jeune homme avait été emprisonné pour un prêt qu’il ne pouvait pas rembourser. Abdullah a demandé: « Et combien doit-il? » On lui a répondu que le jeune homme devait 10000 dirhams. Abdullah est allé à la recherche du créancier et quand il l’a trouvé, il lui a donné 10000 dirhams, mais a condition qu’il ne dévoilerait pas son identité tant qu’il (c.-à-d. Abdullah) était vivant.

Quand le jeune homme a été libéré de la prison, on lui a dit à lui: « Abdullah bin Mubarak était ici et demandait pour te voir, mais il est déjà parti. » Le jeune homme s’est dépêché à la recherche de Abdullah et quand il l’a trouvé, Abdullah a demandé: « Jeune homme, où est-ce que tu était? Je ne pouvais pas te trouver. » Il a dit: « Oui, j’ai été emprisonné en raison d’une dette que je ne pouvais pas payer. » Il a dit: « Alors comment as-tu été libéré? » Il a dit: « Un homme est venu payer ma dette, mais pourtant je ne sais pas qui il est. » Abdullah a dit: « Jeune homme, éloge Allah pour la bénédiction d’avoir ta dette remboursé. » Et le créancier n’a jamais informé ce qui s’est vraiment produit jusqu’à ce qu’après Abdullah est mort.

On l’a rapporté qu’Abu Jafar Ak-Hadhdha a dit: « J’ai entendu Ibn Uyainah dire: Si votre réalité intérieure est le même que votre aspect extérieur, ceci est la droiture; si votre réalité intérieure est meilleure que votre aspect extérieur, alors ceci est la supériorité; et si votre aspect extérieur est meilleur que votre réalité intérieure, ceci est l’injustice. »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 109

Hadith ~ Piqué deux fois

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Le Croyant n’est jamais piqué deux fois à partir du même trou ». (C’est-à-dire qu’on ne le trompe pas deux fois) (nanimement reconnu authentique)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 128, Page 507, Numéro 1832

Hadith ~ Pourquoi l’as-tu faite?

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Anas (DAS) rapporte: « Je n’ai jamais touché un tissu de soie, ni une soie plus doux que la paume de la main du Messager de Dieu (BSDL). Je n’ai jamais senti de parfum plus suave que celui du Messager de Dieu (BSDL). J’ai effectivement servi le Messager de Dieu (BSDL) durant dix années. Jamais il ne m’a dit « Ouf! » (en signe d’impatience et de réprobation). Jamais il ne m’a dit pour quelque chose que j’avais faite – « Pourquoi l’as-tu faite? » – ni pour quelque chose que je n’avais pas faite, « Que ne l’aies-tu faite? »

Selon Abouddarda (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: « Rien ne pèse plus dans la balance du Croyant le jour de la résurrection que sa bonne moralité et son bon caractère. Dieu déteste en effet tout grossier au parler impudique ». (Rapporté par Attirmidhi)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 71, Page 226, Numero 619
Hadith 2: Chapitre 71, Page 227, Numero 623

Ayaat 177 – La vache (Al-Baqarah)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

177. La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Salat et d’acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux[1]!

Sourate 2. La vache (Al-Baqarah)

[1]: A délier les jougs: litt… les cous, c.-à-d. l’affranchissement des esclaves et des prisonniers de guerre.

Les combats: dans la guerre contre les infidèles.

Commentaire ~ Tu m’as envoyé des épreuves

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici des paroles du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Dans une oraison (…) Haçan Basri disait: « Mon Dieu, Tu m’as accordé des grâces, et je ne t’en ai pas remercié. Tu m’as envoyé des épreuves, et je ne les ai pas supportées avec patience. Tu ne m’as pas retiré tes faveurs pour avoir manqué de reconnaissance et tu as supprimé les épreuves en voyant que la patience me faisait défaut. Mon Dieu, que Ta générosité et Ta miséricorde sont donc grandes! »

Hadith ~ Pur mensonge

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (DAS), le Messager de Dieu (BSDL) a dit: « Quand l’un de vous est dans son jour de jeûne, qu’il s’abstienne de dire des grossièretés et d’élever la voix. Si quelqu’un l’injurie ou le provoque au combat, qu’il dise: « Je suis en état de jêune ». (unanimement reconnu authentique)

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit: « Celui qui ne s’abstient pas de mentir et d’agir en pur mensonge, Dieu n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire ». (Rapporté par Al Boukhari)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Hadith 1: Chapitre 111, Page 366, Numéro 1238
Hadith 2: Chapitre 111, Page 366, Numéro 1239

Commentaire ~ La mort

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il était 4 heures du matin lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce? S’écria l’homme hébété.
Je suis l’ange de la mort. Laisse-moi donc entrer!
Alors l’homme se mit à trembler, comme pris d’une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie: ne le laisse pas me prendre la vie!

S’il vous plaît, Ô Ange de la mort! Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens, de grâce, ton acte suspend.
Déjà l’ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l’ordre d’Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe, c’est pour maintenant.

Je te couvrirai d’or, mais épargne-moi la tombe sombre.
Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu d’Allah?
Viens, souris-moi et ne t’attriste point, soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j’ai honte de moi, je n’avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d’Allah, je n’ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n’ai prié.
Les « Ramadans » venaient, les « Ramadans » passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj (pèlerinage) fut déjà obligatoire sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j’ignorais,
Mais l’usure et l’intérêt, je m’en accaparais.
Mes engagements, j’oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j’avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m’attiraient.
Les mécréants, j’imitais,
Le champagne et le vin, j’appréciais.
Les femmes m’attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J’ai peur, dit l’ange, que ce moment soit le dernier de ta vie.
Ne sais-tu pas, qu’à la mort, goûtera chaque âme?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres!
L’appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t’est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l’orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j’ai honte
Que n’ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente!

Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L’insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.
Tes cheveux blancs t’annonçaient le retour…
Ta vue faiblissante t’annonçait le retour…
Ta force qui s’étiole t’annonçait le retour…
Ton échine recourbée t’annonçait le retour…
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent!
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.
Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu’il y était écrit
Que ce monde n’est qu’un éclair devant l’éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m’est interdit.

Un cri de l’homme et sur le sol il s’affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l’âme qu’on arrache.
La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu’il est né… pour un jour, mourir!

Commentaire ~ Vraie Générosité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Le Messager de Allah (bénédiction et salut d’Allah sur lui) a dit, « Dépenses, O Bilal et ne crains pas le Propriétaire du Trône de donner peu. » Mamum a dit à Muhammad bin ‘Ibad Al-Mahlabi, « Tu dépenses de façon extravagante. » Il a répondu, « Pour s’abstenir d’être généreux est équivalent à avoir de mauvaises pensées au sujet du Seigneur Très-Haut. » Allah (Exalté) dit:

« …Et toute dépense que vous faites [dans le bien], Il la remplace, et c’est Lui le Meilleur des donateurs ». (Coran 34:39)

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 105

Ayaat 30-33 ~ Le repentir (At-Tawbah)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

30. Les Juifs disent: « Uzayr est fils d’Allah » et les Chrétiens disent: « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse! Comment s’écartent-ils (de la vérité)?

31. Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.

32. Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants.

33. C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs.

Sourate 9. Le repentir (At-Tawbah)

Hadith ~ N’accepte que ce qui est bon

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) dit: « O gens! Dieu est bon et Il n’accepte que ce qui est bon. Dieu a donné aux Croyants les mêmes ordres que ceux qu’Il a donnés au Messager. Dieu exalté a dit en effet: « O vous qui avez cru! Mangez des choses bonnes et pures que Nous vous avons données comme subsistance ». Puis il parla de tel homme qui prolonge son voyage, les cheveux en broussaille et tout couvert de poussière. Il tend cependant les mains vers le ciel en disant: « Seigneur! Seigneur! » alors que son manger est illicite, son boire illicite et qu’il n’a été nourri que de choses illicites, Comment donc exaucerait-Il les voeux d’un tel homme? » (Rapporté par Moslem)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 128, Page 510, Numéro 1849

Ayaat 8-76 ~ Ta-Ha

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

8. Allah! Point de divinité que Lui! Il possède les noms les plus beaux.

9. Le récit de Moïse t’est-il parvenu?

10. Lorsqu’il vit du feu, il dit à sa famille: « Restez ici! Je vois du feu de loin; peut-être vous en apporterai-je un tison, ou trouverai-je auprès du feu de quoi me guider »[1].

11. Puis, lorsqu’il y arriva, il fut interpellé: « Moïse!

12. Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée Tuwa.

13. Moi, Je t’ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé.

14. Certes, c’est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour te souvenir de Moi.

15. L’Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts.

16. Que celui qui n’y croit pas et qui suit sa propre passion ne t’en détourne pas. Sinon tu périras.

17. Et qu’est-ce qu’il y a dans ta main droite, ô Moïse? »

18. Il dit: « C’est mon bâton sur lequel je m’appuie, qui me sert à effeuiller (les arbres) pour mes moutons et j’en fais d’autres usages ».

19. [Allah lui] dit: « Jette-le, Ô Moïse ».

20. Il le jeta: et le voici un serpent qui rampait.

21. [Allah] dit: « Saisis-le et ne crains rien: Nous le ramènerons à son premier état.

22. Et serre ta main sous ton aisselle: elle en sortira blanche sans aucun mal, et ce sera là un autre prodige,

23. afin que Nous te fassions voir de Nos prodiges les plus importants.

24. Rends-toi auprès de Pharaon car il a outrepassé toute limite.

25. [Moïse] dit: « Seigneur, ouvre-moi ma poitrine,

26. et facilite ma mission,

27. et dénoue un noeud en ma langue,

28. afin qu’ils comprennent mes paroles,

29. et assigne-moi un assistant de ma famille:

30. Aaron, mon frère,

31. accrois par lui ma force!

32. et associe-le à ma mission,

33. afin que nous Te glorifions beaucoup,

34. et que nous T’invoquions beaucoup.

35. Et Toi, certes, Tu es Très Clairvoyant sur nous ».

36. [Allah] dit: « Ta demande est exaucée, ô Moïse.

37. Et Nous t’avons déjà favorisé une première fois,

38. lorsque Nous révélâmes à ta mère ce qui fut révélé:

39. « Mets-le dans le coffret, puis jette celui-ci dans les flots pour qu’ensuite le fleuve le lance sur la rive; un ennemi à Moi et à lui le prendra ». Et J’ai répandu sur toi une affection de Ma part, afin que tu sois élevé sous Mon oeil.

40. Et voilà que ta soeur (te suivait en) marchant et disait: « Puis-je vous indiquer quelqu’un qui se chargera de lui? » Ainsi, Nous te rapportâmes à ta mère afin que son oeil se réjouisse et qu’elle ne s’afflige plus. Tu tuas ensuite un individu; Nous te sauvâmes des craintes qui t’oppressaient; et Nous t’imposâmes plusieurs épreuves. Puis tu demeuras des années durant chez les habitants de Madyan. Ensuite tu es venu, ô Moïse, conformément à un décret.

41. Et je t’ai assigné à Moi-Même.

42. Pars, toi et ton frère, avec Mes prodiges; et ne négligez pas de M’invoquer.

43. Allez vers Pharaon: il s’est vraiment rebellé.

44. Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me] craindra-t-il?

45. Ils dirent: « Ô notre Seigneur, nous craignons qu’il ne nous maltraite indûment, ou qu’il dépasse les limites ».

46. Il dit: « Ne craignez rien. Je suis avec vous: J’entends et Je vois.

47. Allez donc chez lui; puis, dites-lui: « Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin!

48. Il nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui refuse d’avoir foi et qui tourne le dos ».

49. Alors [Pharaon] dit: « Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse? »

50. « Notre Seigneur, dit Moïse, est celui qui a donné à chaque chose sa propre nature puis l’a dirigée ».

51. « Qu’en est-il donc des générations anciennes? » dit Pharaon.

52. Moïse dit: « La connaissance de leur sort est auprès de mon Seigneur, dans un livre. Mon Seigneur [ne commet] ni erreur ni oubli.

53. C’est Lui qui vous a assigné la terre comme berceau et vous y a tracé des chemins; et qui du ciel a fait descendre de l’eau avec laquelle Nous faisons germer des couples de plantes de toutes sortes. »

54. « Mangez et faites paître votre bétail ». Voilà bien là des signes pour les doués d’intelligence.

55. C’est d’elle (la terre) que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d’elle Nous vous ferons sortir une fois encore.

56. Certes Nous lui avons montré tous Nos prodiges; mais il les a démentis et a refusé (de croire).

57. Il dit: « Es-tu venu à nous, ô Moïse, pour nous faire sortir de notre terre par ta magie?

58. Nous t’apporterons assurément une magie semblable. Fixe entre nous et toi un rendez-vous auquel ni nous ni toi ne manquerons, dans un lieu convenable ».

59. Alors Moïse dit: « Votre rendez-vous, c’est le jour de la fête. Et que les gens se rassemblent dans la matinée ».

60. Pharaon, donc, se retira. Ensuite il rassembla sa ruse puis vint (au rendez-vous).

61. Moïse leur dit: « Malheur à vous! Ne forgez pas de mensonge contre Allah: sinon par un châtiment Il vous anéantira. Celui qui forge (un mensonge) est perdu ».

62. Là-dessus, ils se mirent à disputer entre eux de leur affaire et tinrent secrètes leurs discussions.

63. Ils dirent: « Voici deux magiciens qui, par leur magie, veulent vous faire abandonner votre terre et emporter votre doctrine idéale.

64. Rassemblez donc votre ruse puis venez en rangs serrés. Et celui qui aura le dessus aujourd’hui aura réussi ».

65. Ils dirent: « Ô Moïse, ou tu jettes, [le premier ton bâton] ou que nous soyons les premiers à jeter? »

66. Il dit: « Jetez plutôt ». Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l’effet de leur magie.

67. Moïse ressentit quelque peur en lui-même.

68. Nous lui dîmes: « N’aie pas peur, c’est toi qui auras le dessus.

69. Jette ce qu’il y a dans ta main droite; cela dévorera ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de magicien; et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit ».

70. Les magiciens se jetèrent prosternés, disant: « Nous avons foi en le Seigneur d’Aaron et de Moïse ».

71. Alors Pharaon dit: « Avez-vous cru en lui avant que je ne vous y autorise? C’est lui votre chef qui vous a enseigné la magie. Je vous ferai sûrement, couper mains et jambes opposées, et vous ferai crucifier aux troncs des palmiers, et vous saurez, avec certitude, qui de nous est plus fort en châtiment et qui est le plus durable ».

72. « Par celui qui nous a créés, dirent-ils, nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie.

73. Nous croyons en notre Seigneur, afin qu’Il nous pardonne nos fautes ainsi que la magie à laquelle tu nous as contraints ». Et Allah est meilleur et éternel.

74. Quiconque vient en criminel à son Seigneur, aura certes l’Enfer où il ne meurt ni ne vit.

75. Et quiconque vient auprès de Lui en croyant, après avoir fait de bonnes oeuvres, voilà donc ceux qui auront les plus hauts rangs,

76. les jardins du séjours (éternel), sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et voilà la récompense de ceux qui se purifient [de la mécréance et des pêchés].

Sourate 20. Ta-Ha

[1]: ou trouverai-je… de quoi me guider: Moïse, égaré dans le dessert, espère trouver auprès du feu les gens qui lui indiqueront le chemin. Il y trouvera le Guide d’Allah, la loi divine.

[2]: Discours audio (anglais) sur le peuple de Pharaon se trouve ici.

Hadith ~ Il vous appartient désormais

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Sa’id (DAS) et Abou Hourayra (DAS), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Quand les gens du Paradis entrent au Paradis, un crieur lance un appel: « Il vous appartient désormais de vivre et de ne jamais plus mourir. Il vous appartient désormais d’être en bonne santé et de ne plus tomber malades. Il vous appartient désormais d’être jeunes et de ne jamais plus vieillir. Il vous appartient désormais de jouir et de n’être jamais plus misérables ». (Rapporté par Moslem)

DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 130, Page 525, Numéro 1890

Commentaire ~ La pomme d’Adam

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une anecdote racontée par le célèbre « Prince des Voyageurs » Cheikh Abou AbdAllah Mohamed, mieux connu sous le nom d’Ibn Battouta. Ce récit nous arrive du 12éme siècle.

Après avoir visité Alep, je me rendis à Jabala où est enterré le roi d’Afghanistan, Ibrahim fils d’Adam. Adam était d’origine tout à fait modeste et il avait eu la réputation d’être un homme chaste et dévot. Je vais vous raconter l’histoire de la pomme d’Adam. Ce saint homme vivait à Boukhara. Un jour de fortes chaleurs, il s’était arrêté à proximité d’un verger pour faire ses ablutions dans l’eau d’un des innombrables canaux qui ruissellent dans cette cité. En se penchant sur l’eau du canal, il aperçut une pomme vermeille qui flottait, entraînée par le courant. Comme il avait faim, il saisit le fruit et le croqua. Au moment où il achevait ce repas frugal, il entendit une petite voix intérieure qui lui soufflait: « Adam! Cette pomme que tu viens de manger ne t’appartenait pas! Comment as-tu osé t’accaparer ainsi du bien d’autrui? Tu n’en as pas le droit! Tu as commis une faute grave, mais il te reste une issue: obtenir de son propriétaire légitime qu’il te pardonne. » Ainsi parla la voix du repentir. Adam regarda autour de lui et se dit que le fruit devait probablement provenir du verger tout proche d’où s’écoulait l’eau du canal ayant entraîné la pomme. Il s’avança jusqu’à la porte du jardin et frappa avec le plat de sa main. Une jeune esclave vint lui ouvrir. « Appelle le maître de ce lieu », demanda Adam.

« – Ce jardin appartient à une femme », répondit la jeune esclave.  »
– Va la prier de me recevoir » dit Adam.

Lorsqu’il fut en présence de la propriétaire, Adam avoua sa faute et supplia qu’elle lui accorde son pardon.

« C’est que… je ne possède que la moitié de ce verger, lui dit la femme sur un ton contrarié; l’autre partie est la propriété du sultan. » Celui-ci se trouvait à Balkh, à dix jours de marche de Boukhara. « En ce qui me concerne ajouta-elle, je t’accorde l’absolution pour la partie de la pomme qui me revient. Pour l’autre moitié, il te faudra en demander pardon au roi lui-même. Va donc à Balkh » Adam la remercia vivement et prit résolument le chemin de Balkh. Parvenu au terme de son voyage, il réussit à entrer en contact avec le monarque après de laborieuses démarches. Adam fit de nouveau le récit de son infraction et il conclut en implorant le pardon royal. Le sultan demeura songeur un instant puis il ordonna à Adam de se présenter le lendemain à son palais. Le souverain avait une fille à marier et il commençait à désespérer de lui trouver un jour un époux. Non qu’elle fût laide, bien au contraire, la princesse était d’une beauté à couper le souffle. Le roi ne comptait plus le nombre impressionnant de seigneurs venus demander la main de sa fille, mais celle-ci avait refusé tous ces prétendants parce qu’aucun n’était à ses yeux suffisamment vertueux pour la mériter. Elle rêvait de rencontrer un homme d’une pureté irréprochable, quelqu’un qui donnerait les preuves de sa parfaite probité. En attendant l’apparition de l’élu de son coeur, la belle princesse se consacrait exclusivement à la prière et à la méditation religieuse. De retour dans son palais, le roi se rendit en toute hâte auprès de sa fille et lui conta l’aventure d’Adam et de la demi-pomme.

« Te rends-tu seulement compte: cet homme a fait dix jours de marche pour obtenir mon pardon et il s’est donné toute cette peine à cause, non pas d’une pomme, mais d’une moitié de pomme! Crois-moi, ma fille, tu tiens là l’homme de tes rêves! » La princesse acquiesça et cette nuit-là, elle ne parvint pas à trouver le sommeil, attendant impatiemment que le jour se lève pour voir de ses propres yeux ce parangon de toutes les vertus (…) Ce fut un grand mariage qu’on célébra dans l’ensemble du royaume durant sept jours entiers.

Extrait de « Ibn Battouta Prince des voyageurs »
Auteur: Lotfi Akalay

Hadith ~ Considération et puissance

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Jamais aumône n’a rien diminué d’une richesse. Quand l’homme pardonne, Dieu ne lui ajoute à cause de cela que considération et puissance. Chaque fois que quelqu’un se montre modeste par amour pour Dieu (non par crainte ou veulerie), Dieu ne fait que l’élever davantage ». (Rapporté par Moslem)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 70, Page 222, Numéro 600

Ayaat 102-108 ~ La famille d’Imran (Al-Imran)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

102. Ô les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission.

103. Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » (câble) d’Allah[1] et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous: lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.

104. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront[2].

105. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment.

106. Au jour où certains visages s’éclaireront, et que d’autres s’assombriront. A ceux dont les visages seront assombris (il sera dit): « avez-vous mécru après avoir eu la foi? » Eh bien, goûtez au châtiment, pour avoir renié la foi.

107. Et quant à ceux dont les visages s’éclaireront, ils seront dans la miséricorde d’Allah, où ils demeureront éternellement.

108. Tels sont les versets d’Allah; Nous te (Muhammad) les récitons avec vérité. Et Allah ne veut point léser les mondes.

Sourate 3. La famille d’Imran (Al-Imran)

[1] Le câble d’Allah: le mot « Habl » signifie littéralement « câble ou corde ».
Il s’agit du Coran selon les dires du prophète. Le mot « Habl » exprime le lien entre Allah et Ses créatures.

[2] Convenable: c’est le mot « ma’arouf » qui, étymologiquement, signifie: « reconnu » (par tout le monde comme bon).
Blâmable: c’est le mot « munkar », qui signifie de même « méconnu » (et dénoncé comme mal par tout le monde).

Commentaire ~ Omar Bin Al-Khattab en songe

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Al-Abbas Ben Abdul Muttaleb -que Dieu l’agrée- a dit: « J’ai été un voisin de ‘Omar Bin Al-Khattab -que Dieu l’agrée-. Je n’ai jamais vu dans ma vie un homme meilleur que lui. Il veillait ses nuits en priant, ses jours en jeûnant et il vaquait aux besoins des gens. Quand il mourut, j’ai demandé à Dieu de me le faire voir en songe. En effet, une certaine nuit, je l’ai vu venant du marché de Médine, je l’ai salué et il m’a rendu le salut, puis je lui ai dit: « Comment vas-tu? » -Bien, m’a-t-il répondu. En lui demandant sur ce qu’il a trouvé, dans l’autre monde, il m’a dit: « Je viens maintenant de rendre compte de toutes mes oeuvres. Si je n’avais pas trouvé un Seigneur Misérocordieux, j’aurais été parmi les perdants ». (Rapporté par Abou Na’im).

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Editeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 401

Hadith ~ La perfection

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) a dit: « Le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Rapprochez-vous de la perfection, rectifiez continuellement votre conduite et sachez que nul d’entre vous ne devra son salut à ses seules oeuvres ». On dit: « Pas même toi, ô Messager de Dieu? » Il dit: « Pas même moi, à moins que Dieu ne me couvre du voile de Sa miséricorde et de Sa générosité ». Les savants disent que le vrai sens de la droiture est de s’astreindre continuellement à l’obéissance de Dieu exalté.

Commentaire:
Dans ce Hadith, le Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) nous affirme que nos seules oeuvres de bien ne sauraient nous ouvrir les portes du Paradis à moins que Dieu ne nous accorde Sa miséricorde et Sa générosité. Est-ce dire que nous devons renoncer à toute action de bien et nous en remettre uniquement à la générosité de Dieu?

Absolument pas. Car Dieu nous juge selon nos intentions et ce sont nos bonnes oeuvres qui concrétisent nos bonnes intentions. On peut dire aussi que le prix du Paradis est tellement haut que nous ne pourrions jamais le payer durant notre court passage dans ce monde.

Seulement Dieu a bien voulu le payer pour nous à condition de mériter Sa générosité et, pour le mériter, on doit observer Ses prescriptions et éviter Ses interdits.

Ainsi l’homme ne peut jamais être sûr de la validité de ses actes et doit vivre jusqu’à sa mort entre la crainte et l’espérance car nul n’est à l’abri de la justice de Dieu et nul ne doit désespérer de Sa miséricorde.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 8, Page 42, Numéro 86

Hadith ~ Invoque la protection de Dieu contre quatre choses

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Abou Hourayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) a dit: « Quand l’un de vous prononce l’attestation (tashahhoud) qu’on récite après deux unités de prière et à la fin de chaque prière, qu’il invoque la protection de Dieu contre quatre choses en disant: « Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre le supplice de l’Enfer contre les tourments de la tombe, contre la tentation de la vie et de la mort et contre le mal de la tentation du faux Messie charlatan ». (Rapporté par Moslem)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 123, Page 404, Numéro 1421

Ayaat 212-216 ~ La vache (Al-Baqarah)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

212. On a enjolivé la vie présente à ceux qui ne croient pas, et ils se moquent de ceux qui croient. Mais les pieux seront au-dessus d’eux, au Jour de la Résurrection. Et Allah accorde Ses bienfaits à qui Il veut, sans compter.

213. Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences. Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité! Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit.

214. Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous? Misère et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés: « Quand viendra le secours d’Allah? » – Quoi! Le secours d’Allah est sûrement proche.

215. – Ils t’interrogent: « Qu’est-ce qu’on doit dépenser? » Dis: « Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait ».

216. Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.

Sourate 2. La vache (Al-Baqarah)

Commentaire ~ Une confession

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Mon histoire est assez routinière, rien de particulier à son sujet, mais je te le raconte de sorte que peut-être tu pourras apprendre de mon erreur. Mon mariage a commencé comme une union très heureuse entre mon mari et moi. Nous n’étions pas riches, mais nous étions contents de ce que nous avons. Nous avons eu une fille que tous les deux aimons intensément. Au début de notre mariage, nous mettions notre fille au lit, ensuite nous prions, donnions louanges à Allah et récitions le Coran.

Un jour, nous avons vérifié nos épargnes et nous nous sommes rendu compte que nous avions épargné un montant d’argent assez considérable. J’ai ainsi proposé à mon mari que nous devrions acheter des bonds d’épargne à base d’intérêts, les profits que nous pourrions certainement utiliser pour aider notre fille plus tard dans la vie. Nous avons donc investi tout ce que nous avons, y compris l’argent que j’ai gagné en vendant mes bijoux. Après une courte période, les prix des parts ont chutés et nous avons fait faillite, en plus de ça nous avions beaucoup de dettes. Nous venons d’apprendre de façon difficile que:

Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pécheur. (Coran 2 :276)

Pendant l’une des nuits difficiles qui ont suivi, je suis entré dans un grand argument avec mon mari et j’ai exigé qu’il me divorce. Il a alors crié « Tu es divorcé de moi… tu es divorcé de moi! ». Mon enfant et moi avons pleuré et à travers beaucoup de larmes, une chose qui me passait constamment à mon esprit: Nous avons été joints ensemble par l’obéissance à Allah et nous sommes devenus séparés par la désobéissance à Allah.

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 257

Hadith ~ Reste plus qu’une coudée

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ibn Masud (que Allah lui accorde Sa satisfaction) rapporte: « Le Messager de Dieu (bénédiction et salut d’Allah sur lui), et c’est lui le véridique et le digne d’être cru, nous a fait ce discours: « On consacre quarante jours à la création de l’un de vous dans le ventre de sa mère pour en faire une goutte de liquide. Puis on en fait une masse accrochée dans la même période. Puis on en fait un bol de mastication dans la même période. Puis on lui envoie l’Ange qui insuffle en lui l’esprit (l’âme) et l’on prédétermine pour lui quatre choses: sa subsistance, la durée de sa vie, la valeur de son oeuvre et sa prédestination soit en Enfer, soit au Paradis. Par Celui en dehors de qui il n’est point de dieu, l’un de vous fait certainement l’oeuvre des gens destinés au Paradis jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une coudée entre lui et le Paradis et voilà que sa prédestination le devance, il commet alors un acte de ce que font les gens de l’Enfer et il y entre. Et l’un de vous fait certainement l’oeuvre des gens voués à l’Enfer jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une coudée entre lui et l’Enfer et voilà que sa prédestination le devance, il fait alors un acte de ce que font les gens du Paradis et il y entre ». (unanimement reconnu authentique)

Commentaire:

Ce Hadith inquiétant nous oblige à vivre jusqu’au dernier moment entre la crainte et l’espérance étant donné que c’est seule la phase finale de notre vie qui nous désigne soit au Paradis, soit à l’Enfer quelle que soit notre oeuvre durant toute notre vie.

Un Hadith dit que les choses sont uniquement jugées sur eur conclusion.

Le Diable était un très grand savant (Lucifer = porteur de lumière) et il a adoré Dieu durant soixante dix mille ans. Mais sa prédestination à l’Enfer fut la plus forte. Il commit alors sa fameuse désobéissance à Dieu et tomba dans les abîmes de la malédiction éternelle.

Il nous appartient donc de ne jamais nous satisfaire de notre oeuvre si elle est bonne et de ne jamais désespérer en la clémence de Dieu quel que soit le nombre de nos péchés.

Nous prions Le Tout-Puissant de nous prédestiner la bonne conclusion.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 49, Page 160, Numéro 394

Commentaire ~ Trois qualités

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Trois qualités se révèlent en trois circonstances: la maîtrise de soi dans la colère; le courage au combat et la fidélité en amitié dans le besoin.

On a dit aussi que l’homme injuste, même encensé, paie inéluctablement le prix de son iniquité, et que l’opprimé, si humilié fût-il, tôt ou tard trouvera la voie du salut.

Extrait de « Les Mille et Une nuits I »
Édition de Jamel Eddine Bencheickh et André Miquel

Hadith ~ La palmeraie de « Bayruha »

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Anas (DAS) a dit: « Abou Talha (DAS) était à Médine le plus riche propriétaire de palmiers des Ansars. La palmeraie qu’il aimait le plus était celle de « Bayruha » qui faisait face à la mosquée. Le Messager de Dieu (BSDL) y entrait souvent et y buvait d’une eau suave. Anas a dit: « Quand fut descendu ce verset (« Jamais vous n’atteindrez la bienfaisance jusqu’à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez »). Abou Talha vint au Messager de Dieu (BSDL) et lui dit: « O Messager de Dieu! Dieu exalté a fait descendre sur toi: « Jamais vous n’atteindrez la bienfaisance jusqu’à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez » et, de tous mes biens, rien ne m’est plus cher que « Bayruha ». Aussi est-elle désormais de ma part une aumône pour Dieu exalté. J’espère y trouver un bien dans ce monde et dans l’autre auprès de Dieu exalté. Place-la donc, ô Messager de Dieu, à l’endroit que te fait voir Dieu ». Le Messager de Dieu (BSDL) lui dit: « Bravo! Bravo! Voilà donc un placement gagnant! J’ai bien entendu ce que tu viens de dire et je suis d’avis que tu la places parmi tes parents ». Abou Talha dit: « C’est ce que je vais faire, ô Messager de Dieu! » Et il partagea la palmeraie entre ses proches et ses cousins. (unanimement reconnu authentique)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 36, Page 126, Numéro 296

Commentaire ~ Calife Omar à Jérusalem

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sous le Califat de Omar (DAS), Amr Bin Al’As (DAS) assiégea Jérusalem. Après la chute d’Antioche Abou Obeida, Khalid (DAS) et d’autres chefs musulmans se joignirent à lui.

Les chrétiens avaient peu d’espoir de Byzance. Aussi décidèrent-ils de se rendre.

Cependant les chrétiens avaient quelque crainte. Ils savaient que d’autres villes avaient cédé avant eux. Et, dans chaque cas, les musulmans, vainqueurs ont respecté la vie, les biens et les lieux d’adoration des vaincus, permettant à ces derniers de suivre leur propre religion.

Mais à propos de Jérusalem, les chrétiens ne pouvaient pas en être très sûrs car cette ville était aussi sacrée aux musulmans qu’à eux.

Avant de se rendre, ils voulaient s’assurer qu’ils seraient bien traités. Les chrétiens firent une proposition à Abou Obeida (DAS):

– « Nous sommes prêts à nous rendre, dirent-ils, mais votre Calife doit venir ici afin de signer le traité de paix ».

Les chefs musulmans tinrent conseil sur cette proposition. A la fin, ils acceptèrent.

– « Pourquoi épandre du sang inutilement, dirent ces chefs musulmans, si les choses peuvent s’arranger »?

La proposition des chrétiens fut communiquée au Calife.

Jérusalem pouvait être pris sans verser une goutte de sang. Mais pour cela, Omar (DAS) devait venir de Madinan à Jérusalem; c’est ce qu’il accepta avec empressement.

Le Calife laissa Ali (DAS) à Madinan comme son remplaçant et parti lui-même pour Jérusalem. Il avait seulement un serviteur avec lui et un chameau. Son serviteur et lui montaient à tour de rôle sur l’animal.

Il se passa que, ce fut le tour du serviteur le jour où ils atteignirent Jérusalem.

– « O Chef des Croyants! dit le serviteur, je te cède mon tour. Ce serait embarrassant aux yeux des gens si moi je monte et vous conduisez le chameau ».

– « Oh non! répliqua Omar (DAS), je ne vais pas être injuste l’honneur de l’Islam est suffisant pour nous ».

(…) Puis le Calife signa le traité de paix:

– « Du Serviteur d’Allah, et Chef des Croyants Omar (DAS): les habitants de Jérusalem seront assurés sécurité de vie et des biens: leurs églises et leurs croix ne seront pas touchés. Ce traité s’applique à toutes les personnes de cette ville. Leurs lieux d’adoration resteront intacts et ne seront ni pris, ni démolis. Les gens seront libres de suivre leur religion. Aucun trouble ne sera semé… »

Les portes de la ville furent maintenant ouvertes.

Omar (DAS) alla droit au Temple de Daoud (BSDL) (Masjid Aqsa)

Là il pria sous l’Arche de Daoud (BSDL). Puis, il visita la grande église chrétienne de la ville. Il y était encore lorsque arriva l’heure de la prière de l’après-midi.

– « Vous pouvez la faire dans l’église » dit l’évêque.

– « Non, répliqua Omar (DAS), car si je la fais, les musulmans peuvent un jour prendre cela comme excuse pour vous enlever votre église. »

Et, Omar (DAS) pria sur les marches de l’église et après… donna à l’évêque un écrit qui disait que les marches ne doivent jamais être utilisées pour les prières en congrégation, ni pour le azzan.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Les Quatre Califes de l’Islam
Abou Bakr (DAS), Omar (DAS), Osman (DAS) et Ali (DAS)
Par le Professeur Fazl Ahmad
P54

Hadith ~ L’homme le plus dévot

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sois scrupuleux et tu seras l’homme le plus dévot.

Contente-toi de peu et tu seras l’homme le plus reconnaissant à Dieu.

Aime pour les autres ce que tu aimerais pour toi-même et tu seras croyant.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Page 29

Commentaire ~ Une observation

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

…Ce contraste peut être expliqué par l’observation de l’historien islamique éminent, Ibn Khaldun. Il a déclaré que, il est normal pour que les sujets regardent vers leurs conquérants pour des solutions à leurs problèmes. Ce qui sont défaites chercheront naturellement à identifier les causes de leur défaite et à les attribuer souvent à leur mode de vie (idéologie). Par conséquent, le résultat est soit une réforme ou abandon de leur idéologie. L’un ou l’autre de ces résultats mènera à un niveau d’émulation de l’idéologie de conquérants. Ainsi, les mouvements réformistes ont commencé à imiter l’occident en approuvant le modèle européen imposé d’états nations et par la suite ont abandonné le concept d’un état Islamique unifié…

Hadith ~ Issue favorable

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Malek Al-Achja’i -que Dieu l’agrée-, rapporte Ibn Ishaq, vint trouver le Prophète (BSDL) et lui dit: « Mon fils ‘Awf fut pris en captivité! ». Il lui répondit: « Envoie-lui dire que le Messager de Dieu t’ordonne de répéter souvent: « Il n’y a ni puissance ni force qu’en Dieu ». En effet, l’envoyé transmit ces mots à ‘Awf qui s’exécuta et passa la plupart de son temps à les répéter. Alors qu’il était ligoté, il constata que son lien se détacha. Il réussit à s’évader et, trouvant en sortant une chamelle, il la monta et parti. Sur son chemin, il rencontra un troupeau de chameaux, l’amena avec lui et, arrivé chez lui, appela ses parents. Son père s’écria: « C’est bien la voix de ‘Awf, je jure par le Seigneur de la Ka’ba ». Mais sa mère lui répondit: « Oh quel malheur! Comment pouvait-il être ‘Awf alors qu’il est prisonnier et ligoté? ». Le père et le domestique sortirent pour trouver ‘Awf avec un grand troupeau de chameaux, et il raconta à son père ce qui s’est passé. Le père se rendit chez le Messager de Dieu (BSDL) et lui raconta tout. Il lui dit: « Dieu à cette occasion fit cette révélation: …Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit. … [Coran 65 2-3]

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 398

Ayaat 17-22 ~ Les romains (Ar-Rum)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Écoutez Récitation

17. Glorifiez Allah donc, soir et matin!

18. A Lui toute louange dans les cieux et la terre, dans l’après-midi et au milieu de la journée[1].

19. Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort. Et Il redonne la vie à la terre après sa mort. Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir (à la résurrection).

20. Parmi Ses signes: Il vous a créés de terre, – puis, vous voilà des hommes qui se dispersent [dans le monde]-.

21. Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

22. Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants.

Sourate 30. Les romains (Ar-Rum)

[1] Ces deux versets 17 et 18 se réfèrent aux cinq prières quotidiennes:
Soir: veut dire les deux prières après le coucher du soleil (Magrib et Isa).
Matin: veut dire la prière d’avant le lever du soleil (Fajr).
Midi: prière du Zuhr; et l’après-midi la prière d’Al Asr.

Commentaire ~ Maladie et Charité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

En 1408 (1988), le journal Al-Muslimun (numéro 181, Dhul-Hijjah daté 8, 1408 (21 juillet 1988)) a rapporté l’histoire suivante: C’est une histoire de vie réelle dont le héros est un médecin syrien qui a été affligé avec le cancer et qui a trouver la remède avec la charité. Le Dr. ‘Isa Marzuqi rapporte qu’il a été affligé avec le cancer, un fait qui est certifié par les plus éminents des médecins à Damas; la chose étonnante est qu’il a été guéri par la charité. Après que plusieurs de ses collègues aient perdu l’espoir d’un traitement, le docteur est revenu à l’hôpital pour assumer ses fonctions. La fiancée du docteur avait refusé d’interrompre leur mariage en raison de la maladie, et avait à la place décidée d’attendre patiemment jusqu’à ce qu’il soit mort, mais au lieu de cela il a été sauvé. Il a plus tard fourni des certificats authentifiés de beaucoup de médecins éminents qu’il avait eu le cancer dans son aisselle gauche; ils ont également certifié au fait que plus tard, aucune trace de ce cancer n’est demeurée. En fait, le premier docteur qui l’avait diagnostiqué s’attendait à sa mort après seulement quelques jours. Le Dr. ‘Isa Marzuqi plus tard a dit qu’il avait appliqué les mots du Messager d’Allah (BSDL):

« Remédiez à vos malades avec la charité. »

Avec ces paroles il avait toujours l’espoir, et ainsi quand il a appris au sujet d’une maison ou le soutien de la famille était mort il y a quelques années, il a décidé de leur donner toute sa fortune, quoique ce fût une petite quantité. Il a envoyé l’argent a cette famille pauvre a travers un ami à lui, lui demandant de leur dire que l’argent était d’un homme affligé avec une maladie grave s’approchant de la mort et qu’il cherchait un traitement en donnant la charité, espérant l’aide d’Allah. L’histoire a fini avec sa guérison, qui a confondu plusieurs des médecins les plus habiles en Syrie. Il plus tard dit qu’il a choisi ce traitement parce qu’il a voulu suivre la manière du Messager d’Allah (BSDL). Cependant, il a également dit, qu’il n’a pas cessé les traitements par les méthodes médicales traditionnelles; il croyait dans la Prédestination Divin, mais cette croyance ne signifie pas qu’on devrait tourner le dos au médecins, ni qu’il signifie qu’on ne devrait pas prendre les mesures concrètes appropriées qui sont nécessaires pour atteindre un but désiré.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 155