Commentaire ~ L’homme pieux

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme pieux est d’une foi inébranlable. Sa foi est solide et accompagnée de conviction. Il languit pour la connaissance. Il est indépendant, mais modéré. Il est tout soumis lorsqu’il prie. Il reste digne même lorsqu’il est pauvre. Il fait montre de patience dans la difficulté. Il cherche toujours des moyens de subsistance légaux. Il est plein d’enthousiasme pour le droit chemin. Il se garde bien d’être avare. Il n’a pas de désirs répréhensibles. Il contrôle sa colère. Tout le monde attend de lui qu’il soit bon envers eux, et personne ne peut penser qu’il lui veuille du mal. Il ne parle pas méchamment. Il parle doucement. Il ne fait rien de répréhensible. Tout ce qu’il fait est souhaitable. Il est calme est tranquille, même en cas de perturbations. S’il est dans l’aisance, il est reconnaissant. Il ne commet pas un péché par amour pour un ami. Il n’offense pas les autres en les insultant ou en les diffamant. Il ne fait pas tort a son voisin. Il souffre les difficultés, mais les autres n’ont rien a craindre de lui. Il s’efforce d’obtenir le salut dans l’Au-delà, mais il ne nuit à personne. S’il approche de quelqu’un, c’est parce que ce dernier a de l’affection et de la bonté. Il ne s’écarte de personne par vanité, ni ne se lie d’amitié avec personne pour le duper.

Commentaire ~ Deux bonnes actions

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Mou’awia Ben Qourra rapporte que Mou’adz Ben Jabal a dit à son fils: « O fils! Lorsque tu fais la prière, accomplis-la comme si elle était la dernière sans espérer que tu vas faire une autre après elle. Sache mon fils que le croyant meurt qu’entre deux bonnes actions: une qu’il a avancé et une autre qu’il a retardée ». (Rapporté par Abou Na’im).

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 339

Commentaire ~ Le mécontentement est un piège de Satan

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Le démon triomphe généralement de l’être humain, pendant le courroux et le désir. Là, il lance son grappin, surtout quand son irritation se consolide: alors il dit, accomplit et projette ce qui mécontente le Seigneur. Et c’est pour cela que le Prophète (BSDL) a dit quand son fils Ibrahim est mort: « Le coeur se chagrine, l’oeil pleure et nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur ». La mort des enfants est une des raisons qui attirent au serviteur le mécontentement envers le Destin. Le Prophète (BSDL) a informé qu’on ne doit pas dire dans cette situation ce que la plupart des gens expriment, c’est-à-dire des paroles et des gestes qui ne satisfont pas Allah, mais uniquement ce qui Le satisfait, Lui le Sublime, le Glorieux. Si le serviteur regardait dans ce qui lui est arrivé et qu’il le considérait comme étant mauvais à trois choses, les calamités lui seraient dérisoires.

  • La première: qu’il connaisse la sagesse de Celui qui a décidé cela et qu’il sache aussi qu’Il est, Exalté soit-Il, plus apte à connaître ce qui lui est bienfaisant et profitable.
  • La deuxième: qu’il considère le grand salaire et la récompense abondante qu’Allah a promis à ceux de Ses serviteurs qui patientent aux épreuves.
  • La troisième: que le jugement et l’ordre appartiennent au Seigneur, et la soumission et l’obéissance au serviteur.

Seraient-ce donc eux qui distribuent la miséricorde de ton Seigneur?… (Coran 43:32)

BSDL: bénédiction et salut d’Allah sur lui

La Tahzan (Ne t’attriste pas)
Auteur: Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Traduit par: Bachir Kaabeche et Ahmad Laroussi
1ère ed. Française 2007
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-9748-8-X
ISBN Soft Cover: 9960-9748-9-8
P342

Commentaire ~ L’homme éclairé et l’homme ignorant

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une sentence de Cheikh Mansour Ammâr: Haroun er-Rechid demandait à Mansour: « Quel est l’homme éclairé? Quel est l’homme ignorant? – L’homme éclairé, répondit Mansour, est celui qui se résigne aux arrêts du Seigneur très haut et qui vit toujours dans la crainte de Ses jugements. L’ignorant est celui qui commet le péché et qui vit dans la quiétude. » Mansour disait encore: « Heureux celui qui n’est occupé qu’à servir Dieu et à faire pénitence, qui n’a d’autre ambition que de pratiquer en secret la modération dans les désirs et qui, ne mettant sont espoir que dans la miséricorde du Seigneur très haut, est toujours dans l’appréhension! »

Commentaire ~ Affranchissement

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une anecdote du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Un jour, les esclaves de Bassora se dirigèrent vers Haçan Basri et dirent: « Ô pieux de la religion! Nos maîtres nous maltraitent, leurs coeurs ont durci envers nous et nous sommes venus à toi pour que tu incites à l’affranchissement des esclaves dans ton prochain sermon du vendredi. Il accepta leur demande et promit de donner suite à leur souhait. Des vendredis se succédèrent sans que Haçan Basri évoque le souhait des esclaves. Un vendredi, il monta sur la chaire et donna un sermon sur l’affranchissement des esclaves. Chaque fidèle ayant entendu le sermon dans la mosquée libéra son esclave après la prière.

Une fois affranchis, ces esclaves se réunirent chez Haçan Basri et lui parlèrent en ses termes: « Ô pieux de la religion, nous avons un reproche à te faire ». « A quel sujet? », répondit-il. Ils dirent: « Pourquoi as-tu attendu toutes ces semaines pour parler de notre affranchissement alors que tu savais à quel point nous en avions besoin? » Il leur répondit en des termes: « Ce qui m’a retardé, c’est que je n’avais pas d’esclaves ni de quoi en acheter un. Lorsque Allah m’a accordé un peu d’argent [en travaillant pour l’obtenir], j’ai acheté un esclave et ensuite je l’ai affranchi. Ainsi, lorsque j’ai appelé les gens à affranchir leurs esclaves dans mon sermon, leur coeur étaient ouverts à ma parole, car j’avais appliqué en premier lieu ce que je demandais à autrui. »

Commentaire ~ Une tombe

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D’après Ad-Dahak Ben ‘Abdul Rahman, Abou Moussa Al-Ach’ari -que Dieu l’agrée-, étant à l’état d’agonie, manda ses enfants et leur dit: « Allez creuser pour moi une tombe et qu’elle soit large et profonde ». Ils s’exécrèrent. Il leur dit ensuite: « Par Dieu, ce sont deux positions: ou bien ma tombe sera très large de sorte que chaque côté soit de quarante coudées, puis Dieu m’y ouvrira une porte qui donne sur le Paradis et je regarderais mes épouses, mes demeures et tout ce que Dieu m’a préparé comme rang et haute considération, et je connaîtrai la voie de ces demeures mieux que je connais le chemin vers ma maison en ce bas monde, puis-je humerai son odeur jusqu’à ce que je sois ressuscité. Quant à l’autre, puisse Dieu nous en préserver, la tombe sera plus étroite que le trou du fer de la lance réservé à la hampe, d’où je regarderais les chaînes, les carcans et les mauvais compagnons, et je reconnaîtrai ma place en Enfer mieux que je connais ma maison, puis il m’atteindra de son vent de feu et de son eau bouillante jusqu’à ce que je sois ressuscité ». (Abou Na’im)

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 94

Commentaire ~ Aujourd’hui, c’est tout ce que vous avez

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Quand vous vous réveillez le matin, ne vous attendez pas à voir le soir – vivre comme si aujourd’hui c’est tout ce que vous avez. Hier est dans le passé avec son bien et son mal, tandis que demain n’est pas encore arrivé. Votre durée de vie n’est pas plus qu’un jour, comme si vous étiez né et mourra à la fin de celui-ci. Avec cette attitude, vous ne serez pas coincé entre une obsession du passé, avec ses angoisses, ni les espoirs de l’avenir, avec toutes ses incertitudes. Vivez pour aujourd’hui: Au cours de cette journée, vous devriez prier avec un coeur éveillé, réciter le Coran avec compréhension et se souvenir d’Allah avec sincérité. En ce jour, vous devriez être équilibré dans vos affaires, satisfait de votre partie de provisions qui vous est alloué, soucieux de votre apparence et de votre santé.

Organisez les heures de cette journée, de sorte que vous faisiez des années de vos minutes et des mois de vos secondes. Demandez pardon a votre Seigneur, se souvenir de Lui, se préparer au départ définitif de ce monde et vivez aujourd’hui heureux et en paix. Soyez content de vos provisions, votre femme, vos enfants, votre travail, votre maison et votre position dans la vie.

…Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants”. (Coran 7:144)

Vivez aujourd’hui sans chagrin, peine, colère, jalousie ni méchanceté.

Vous devez graver sur votre coeur une seule phrase: Aujourd’hui, c’est mon seule journée. Si vous avez mangé du pain frais et chaud aujourd’hui, alors qu’est-ce que ce pain pourri d’hier et qu’est-ce que ca vaut le pain anticipée pour demain?

Si vous êtes honnête avec vous-même et avez une détermination solide, vous allez sans doute vous convaincre de ce qui suit: Aujourd’hui c’est mon dernier jour à vivre. Lorsque vous atteignez cette attitude, vous bénéficierez de tous les instants de votre journée, en développant votre personnalité, en grandissant vos aptitudes et en purifiant vos actes. Alors, vous allez dire:

Aujourd’hui, je vais être raffiné dans mes paroles et proférer ni mauvaise parole ni obscénités. En outre, je ne vais pas médire.

Aujourd’hui, je vais organiser ma maison et mon bureau. Ils ne seront pas désordonnée et chaotique, mais organisée et ordonnée.

Aujourd’hui, je serai particulière au sujet de ma propreté corporelle et apparence. Je vais être très méticuleux dans ma propreté et équilibrée dans ma marche, mes paroles et actions.

Aujourd’hui je m’efforcerai d’être obéissant à mon Seigneur, prier dans la meilleure manière possible, faire des actes volontaires bienfaisants, réciter le Coran et lire des livres qui me seront bénéfiques. Je vais planter la bienfaisance dans mon coeur et en extraire les racines du mal – comme la fierté, la jalousie et l’hypocrisie.

Aujourd’hui, je vais essayer d’aider les autres – visiter les malades, assister à des funérailles, guider celui qui est perdu et nourrir les affamés. Je me tiendrai à côté de l’opprimé et le faible. Je vais rendre hommage au savant, être miséricordieux envers le jeune et respectueux envers les plus âgés.

O Passé qui est parti et a disparu, je ne vais pas pleurer sur toi. Tu ne me verras pas me souvenir de toi, même pas pour un instant, parce que tu as voyagé loin de moi pour ne jamais revenir.

O Future, tu es dans le domaine de l’invisible, je ne vais pas être obsédé par tes rêves. Je ne vais pas être préoccupé par ce qui est à venir parce que demain n’est rien et n’a pas encore été créé.

« Aujourd’hui, c’est mon seul jour » est l’une des déclarations les plus importantes dans le dictionnaire de bonheur, pour ceux qui veulent vivre la vie dans toute sa splendeur et son éclat.

Traduit de:
La Tahzan (Don’t be sad) (Ne t’attriste pas)
By Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Translated by: Faisal ibn Muhammad Shafeeq, 2nd ed. Riyadh 2005
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-850-36-6
ISBN Soft Cover: 9960-850-44-7
P31

Commentaire ~ Allah a de la bonté envers Ses esclaves

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un membre de la communauté de Riyad m’a raconté qu’en 1376 Hijri, un groupe de pêcheurs de la ville de Jubayl partait pour l’océan et après avoir passé trois jours et trois nuits de pêche, ils n’ont pas réussi à attraper un seul poisson. Pendant ce temps, à proximité, un autre groupe de pêcheurs ont pris beaucoup de poissons. Ils ont été surpris, non seulement à cause de la disparité entre leur échec et le succès de l’autre groupe, mais parce qu’ils faisaient les cinq prières quotidiennes et ont échoué tandis que l’autre groupe qui eux ne priait pas ont réussi. L’un d’eux dit: « Combien est parfait Allah! Nous avons prié à Allah sans manquer de prière et n’avons rien attrapé! L’autre groupe ne s’est pas prosterner devant Allah, même une seule fois au cours de ces derniers jours et regardez tout ce qu’ils ont réussi à obtenir! » De cette façon, le Shaytan (Satan) les a chuchoté de mauvaises suggestions et leur a conseillé d’abandonner la prière. Le lendemain matin, ils ne se réveillent pas pour le Fajr (la prière de l’aube). Ils ont également négligé de faire la prière du Dhuhr (midi) et Asr (l’après-midi). Avant la tombée du jour, ils partirent pour l’océan; cette fois-ci ils ont attrapé un poisson et quand ils l’ont ouvert, ils ont trouvé une perle dans son estomac – une perle qui valait très cher. L’un d’eux a pris la perle dans sa main, la regarda et après avoir réfléchi dit: « Combien Allah est parfait! Quand on lui a obéi nous n’avons rien obtenu et quand nous Lui avons désobéi ça c’est ce que nous avons obtenu! Cette provision est d’un caractère douteux. » Il s’empara de la perle et la lança dans l’océan, en disant tout de suite après: « Allah nous récompensera avec mieux que cela. Par Allah, je ne vais pas le prendre, car nous l’avons acquise après l’abandon de la prière. Viens avec moi et laissons cet endroit dans lequel nous avons désobéi à Allah. » Ils ont voyagé une distance de trois miles avant de camper pour la nuit. Peu de temps après ils sont allé pêcher à nouveau et ils ont attrapé un poisson de belle taille. Quand ils l’ont ouverte, ils ont trouvé la même perle précieuse à l’intérieur de son estomac. Ils ont dit, « Toutes les louanges sont à Allah, Qui nous a fourni des moyens de bonne subsistance (halaal). » En effet, ils ont attrapé le poisson après avoir prié, s’être souvenu d’Allah et en demandant Son Pardon, alors cette fois ils l’ont gardé.

Vous devriez remarquer une différence importante: c’était le même objet à deux reprises, mais il était sale quand ils l’ont acquis alors qu’ils étaient en état de désobéissance d’Allah, et il était pur quand ils l’ont acquis tout en lui obéissant.

S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah leur avait donné ainsi que Son messager et avaient dit : “Allah nous suffit. Bientôt Allah nous accordera Sa faveur de même que Son messager ! … C’est vers Allah que va tout notre désir ”. (Coran 9:59)

En vérité, c’était la bonté d’Allah. Donc, chaque fois que quelqu’un laisse quelque chose pour Allah, Allah lui donne quelque chose de mieux.

Ceci me rappelle une histoire d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui). Un matin, il est entré dans la Mosquée d’al-Koofa pour prier deux unités volontaires de prière. Avant d’entrer, il a trouvé un garçon debout à la porte. Il lui dit. « O garçon, retiens pour moi ma mule jusqu’à ce que je termine de prier. » Quand Ali était entré dans la mosquée, il prit l’intention de récompenser le garçon avec un dirham pour ses services. Pendant ce temps, le garçon enleva la muserolle de la mule et se précipita au marché pour la vendre. Quand Ali sortit de la mosquée, il ne trouva pas le garçon, mais seulement sa mule sans sa muserolle. Il engagea un homme pour retrouver le garçon et lui ordonna d’aller voir au marché, car il était très probable que le garçon y irait pour vendre la muserolle. Effectivement, l’homme trouva le garçon au marché ou il essayait de vendre la muserolle aux enchères. L’homme acheta la muserolle de lui pour un dirham. Quand il retourna à Ali et l’informa sur ce qui s’est passé, Ali a dit: « Combien Allah est parfait! Par Allah, je voulais lui donner un dirham licite (hallal), mais il a refusé de le prendre que d’une manière illégale (haraam). »

Tu ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du Coran, vous n’accomplirez aucun acte sans que Nous soyons témoin au moment où vous l’entreprendrez. Il n’échappe à ton seigneur ni le poids d’un atome sur terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans un livre évident. (Coran 10:61)

Traduit de:
La Tahzan (Don’t be sad) (Ne t’attriste pas)
By Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Translated by: Faisal ibn Muhammad Shafeeq, 2nd ed. Riyadh 2005
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-850-36-6
ISBN Soft Cover: 9960-850-44-7
P416

Commentaire ~ La vente est gagnante

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Souhayb ben Sinan (DAS) occupa une place particulière dans la cohorte des premiers croyants. Il fut opprimé et torturé mais aussi il fut un partisan très actif de la cause musulmane. Voici son témoignage: « J’étais présent à tous les combats du Messager (BSDL) et à toutes les allégeances qu’on lui a prêtées. J’étais toujours dans les premières lignes, quand ils avaient peur, et j’étais dans leurs arrières, quand ils avaient peur de leurs arrières. Je n’ai jamais mis le Messager (BSDL) entre l’ennemi et moi. » Voilà l’image limpide du croyant fort de sa foi!

Son noble combat pour l’Islam commença le jour où il prit le chemin de Médine. Ce jour-là, il abandonna toute sa fortune et tout son commerce, pour pouvoir regagner Médine.

Quand le Messager (BSDL) décida de quitter le Mecque, Souhayb apprit cela. Il se prépara en conséquence, pour faire le déplacement avec le Messager (BSDL) et Abou Bakr. Mais les Qouraychites le retardèrent.

Lorsqu’il réussit à sortir furtivement de la Mecque, il fut poursuivi et rattrapé sur le chemin. Il ne leur laissa pas l’occasion de s’approcher. « Qouraychites! dit-il, vous savez bien que je ne rate pas ma cible. Par Dieu! avant que vous n’arriviez à moi, je tirerai sur vous toutes mes flèches, puis j’userai de mon sabre… Avancez, si vous voulez! Ou bien, si vous voulez, je vous indique où se trouve ma fortune et vous me laissez tranquille. »

Ils acceptèrent le marché et ils le laissèrent partir, sans même douter de sa parole: ils le savaient véridique et honnête.

Souhayb rattrapa le Messager (BSDL) à Qouba. Dès que ce dernier le vit arriver, il lui dit: « La vente est gagnante, Abou Yahia! La vente est gagnante, Abou Yahia! » Puis, il y eut la révélation de:

Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs. (Sourate 2, verset 207)

Oui, Souhayb acheta son âme croyante avec toute sa fortune, sans remords. Il voulait à tout prix sauver sa foi, sa liberté de conscience et le devenir de sa volonté.

En outre, il était généreux. Il dépensait pour la cause de Dieu, aidait les nécessiteux…

Une fois, Omar ben al-Khattab (DAS) lui ayant dit: « Je vois que tu donnes beaucoup à manger. Tu es excessif. », Souhayb répondit: « J’ai entendu le Messager de Dieu dire: « Vos meilleurs sont ceux qui donnent à manger. »

Par ailleurs, lorsqu’Omar (DAS) fut blessé à mort, il désigna Souhayb (DAS) pour diriger la prière jusqu’à l’installation du nouveau khalife. Ce fut un honneur pour Souhayb.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Des hommes autour du Prophère (BSDL)
Khalid Mohammad Khalid
Traduction Abdou Harkat
Mohamad Ali Baydoun Publications
Dar Al-Kotob Al-Ilmiyah
Beyrouth – Liban
P54

Commentaire ~ Un homme avisé

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une sentence du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Haçan Basri disait: « C’est un homme avisé celui qui prend soin de ses intérêts dans l’autre vie sans se donner de soucis pour que sa prospérité temporelle ne soit pas endommagée. Quiconque connaît le Seigneur très haut voit son amour pour Lui s’accroître de jour en jour; quiconque connaît ce monde passager le considère comme un ennemi. L’homme intelligent est celui qui pose un frein solide à la tête de ses passions et qui tient la bride d’une main ferme. Regarde bien ce que deviennent les affaires de ce bas monde pour quelqu’un qui meurt, parce qu’elles seront exactement de même pour toi après ta mort. C’était par amour pour le monde d’ici-bas que les infidèles rendaient un culte aux idoles. » Et il ajoutait: « Quiconque prise l’or et l’argent, le Seigneur très haut le fera tomber à la fin dans l’avilissement. Ne commande aux autres que ce que tu pourrais toi-même exécuter. » Il disait aussi: « Quiconque te rapporte les paroles d’autrui est capable de rapporter à autrui tes propres paroles. Ne donne pas accès auprès de toi à un tel personnage. Au Jour de la Résurrection il faudra rendre compte non seulement de tout ce qu’on aura mangé soi-même, mais de tout ce qu’on aura fait manger à son père, à sa mère ou à ses petits enfants (…) Pour chaque prière que tu feras sans recueillement, le châtiment suivra de près. »

Commentaire ~ Une manifestation de la justice

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il a été rapporté que l’un des fils de ‘Amr bin Al-’As (que Allah lui accorde Sa satisfaction), le gouverneur de l’Égypte, a frappé un jeune chrétien égyptien avec son fouet. Ce jeune égyptien s’est plaint au chef des croyants, Omar Ibn Al Khattab (que Allah lui accorde Sa satisfaction), qui à son tour a écrit au gouverneur et a demandé sa présence immédiate avec son fils. Omar a également invité le jeune homme qui avait été frappé. Quand ils étaient tous rassemblés dans la chambre d’Omar, où il rendait ses jugements, le fils de Amr a admis qu’il avait tort envers le jeune homme. Le chef des croyants remis son fouet au jeune chrétien et lui dit: « Frappe ce fils des plus nobles! » Le garçon leva son fouet et frappa le fils du gouverneur. Omar a dit: « Aussi frappe le front d’Amr. » Le garçon a répondu, « O Chef des croyants, j’ai déjà frappé celui qui m’a frappé. » Omar dit: « Par Allah, si tu l’avais frappé (le gouverneur), je ne t’aurais pas empêché, car ce fils de Amr t’a seulement frappé sous l’autorité de son père (le gouverneur) ». Se tournant vers Amr, Omar dit une fameuse phrase: « Quand as-tu pris les gens pour des esclaves, lorsque leurs mères les ont accouchés libres? »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 52

Commentaire ~ L’homme de qualité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

L’homme de qualité se doit d’éviter la curiosité déplacée, de pratiquer les vertus, de se plier aux obligations cultuelles et de se garder des péchés capitaux. C’est à ce prix qu’il n’ira pas à la perdition. La culture de l’esprit procède de la pureté des moeurs. Apprends encore que si la préoccupation essentielle de l’homme sur terre est d’assurer sa subsistance, l’obligation majeure ici-bas n’en reste pas moins le culte de Dieu. Traiter son prochain avec équanimité est une règle d’or dont il ne faut pas se départir. Les [croyants] de ce monde sont dans l’impérieuse nécessité d’une gestion réfléchie des affaires [], plus que le commun des mortels qui se laisse lui aller au gré de ses pulsions sans souci des conséquences. Sache aussi qu’il importe de tout sacrifier dans la voie de Dieu, la fortune comme la vie.

Commentaire ~ Le repentir

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Les savants ont dit:

« Le repentir de tout péché est une obligation:

a) S’il s’agit d’une désobéissance entre l’homme et Dieu exalté, ne se rapportant pas au droit d’un humain, le repentir a trois conditions pour être agréé de Dieu:

1. Qu’on cesse immédiatement de désobéir.
2. Qu’on éprouve le regret d’avoir désobéi.
3. Qu’on décide de ne jamais plus revenir à cette désobéissance.

Si l’une de ces trois conditions vient à manquer, le repentir n’est plus valable.

b) Si cette désobéissance lèse un être humain, le repentir a alors quatre conditions: les trois précédentes et l’on doit s’acquitter en outre du droit de la personne lésée.

1. S’il s’agit d’argent ou autre chose pareille, on doit le lui restituer.
2. S’il s’agit d’une calomnie proférée contre lui, on doit se mettre à sa disposition pour en recevoir le châtiment, ou bien on essaie d’obtenir son pardon.
3. Si c’est une médisance, on doit aussi s’en excuser.

On doit repentir de tous les péchés.

Si le pécheur se repent seulement de certains de ses péchés, les gens justes disent que son repentir est valable pour ce qui concerne ces péchés mais qu’il doit se repentir de ce qui en reste.

Les arguments du Livre, de la Sunna et du consensus de la communauté sont tous unanimes pour dire que le repentir est obligatoire.

Dieu exalté a dit:

135. et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leur péchés – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? – et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait.

136. Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! – Sourate 3. La famille d’Imran (Al-Imran)

Commentaire ~ Allah a bien été satisfait de leur acte!

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme est allé au Prophète (BSDL) et dit: « Ô Messager d’Allah! En effet, j’ai très faim. « Le Prophète (BSDL) alors envoya un message à un de ses épouses, demandant: « As-tu de la nourriture avec toi? « Elle a répondu: « Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, tout ce que j’ai avec moi est de l’eau! « Il a ensuite envoyé des messages à toutes ses femmes, posant la même question, et la réponse de chacun d’eux a été: « Non, par Celui qui t’a envoyé la vérité, tout ce que nous avons avec nous, est de l’eau. » Le Messager d’Allah (BSDL) dit à ses Compagnons: « Qui sera ce soir l’hôte, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde? » Un homme des Ansars appelé Abou Talha (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) se leva et dit: « Moi, Ô Messager d’Allah. »

Il est allé chez lui et demanda à sa femme, « As-tu de la nourriture avec toi? » Elle dit: « Tout ce que j’ai avec moi est un peu de nourriture pour nos enfants. » Il dit: « Donnez leurs des excuses, et essayez de les faire dormir! Et quand notre hôte vient, lui faire croire que nous sommes aussi en train de manger avec lui quand il met sa main pour manger. Ensuite, vas-y à la lampe et fais semblant que tu es en train de l’ajuster, mais au lieu de l’ajuster éteins la lampe. Donnes lui l’impression que nous mangeons, afin que notre hôte se nourrit et se remplit. »

Elle fit ce que son mari lui a demandé de faire: elle endormi ses enfants sur leur faim, elle a placé la nourriture devant l’invité, elle se tenait pour éteindre la lampe, en donnant l’impression de l’ajuster. Puis elle s’est assise avec son mari et avec l’invité pour le repas. Ils se sont assis sans manger laissant l’invite manger a satiété.

Le lendemain, il alla au Messager d’Allah (BSDL), qui lui dit: « Ce soir, Allah se mit à rire, ou s’est étonné de votre action. » Et puis le verset suivant fut révélé:

« …et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux… » (Coran 59.9)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 108

Commentaire ~ Nos pieux prédécesseurs et leur respect et obéissance à leurs parents

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Sirin rapporte que le prix d’un palmier a été aussi élevé que 1000 dirhams au cours de la période de ‘Uthman bin ‘Affan (que Dieu lui accorde Sa satisfaction). Une fois au cours de cette période, Usamah est allé à un palmier qui lui appartenait, il perca le palmier, et en retira le centre. Puis il est allé et il donna ce centre à sa mère pour la manger. Les gens lui dirent, « Qu’est-ce qui t’a fait faire ceci sachant que le prix d’un palmier a atteint 1000 dirhams? » Il dit: « Ma mère me l’a demandé (pour le centre du palmier), et elle ne m’a jamais rien demandé que j’ai pu lui donner, sauf que je le lui donna. »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 172

Commentaire ~ Mort subite

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il y a eu de nombreux incidents où les gens meurent tout à coup dans des circonstances que présagent le mal, ces cas ont souvent été observé par les bienfaisants, dont la Foi a augmenté en conséquence, les rendant ainsi plus préparés pour l’au-delà. Par exemple, Ibn Rajab rapporte de ‘Abdul-Aziz bin Abi Rawwad, qui a dit:

« J’étais avec un homme qui allait mourir et qui était invité à dire la Shahada: « Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah (et Mohamed est le Messager d’Allah) ». Ses dernières paroles furent: « Il est un mécréant par ce que vous dites.’ J’ai demandé sur lui et a appris qu’il était un alcoolique. »

‘Abdul-Aziz a dit,

« Protégez-vous des péchés, car c’était les péchés qui ont été sa ruine. »

Qurtubi rapporte de Rabi’ bin Sabrah bin Ma’bad Al-Juhani, une personne pieuse de Basrah:

« J’ai rencontré des gens de Sham, qui ont signalé qu’il a été dit à un homme qui allait mourir, « Dis: Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah. » Et sa réponse fut: « Je bois (l’alcool), alors donnez-moi quelque chose à boire. »

Et Ibn Qayyim rapporte dans Al-Jawab Al-Kafi,

« Il a été dit à certains d’entre eux, « Dis: Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah. » Ils lui répondirent: « Ahh Ahh, je ne suis pas capable de le dire. »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 95

Commentaire ~ La dernière commande du souverain Mohammed Al-Fateh à son fils

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad Al-Fateh, un dirigeant musulman au cours de l’Empire ottoman, était connu pour ses connaissances, le courage, la justice, la piété et l’humilité. Il a réussi à conquérir Constantinople où d’autres avant lui avaient échoué. Et à cette époque il n’avait que 23 ans.

À la fin de sa vie, il conseilla à son fils, en disant: « Ici, je suis en train de mourir, mais je ne le regrette pas, car je laisse derrière moi un homme tel que toi. Sois juste, vertueux et miséricordieux. Donne généreusement à la population et défends-les sans faire de distinction entre eux. Répands l’Islam, parce que ça c’est obligatoire sur les rois de la terre. Donne la priorité a la religion sur toutes choses et ne te fatigue pas dans cette poursuite. Ne pas nommer des gens qui ne se soucient pas de la religion et qui ne restent pas loin de péchés majeurs, ceux qui se sont plongés dans la méchanceté et innovations mauvaises. Élargir les frontières de notre nation par le biais du Jihad et veiller sur la richesse du trésor, en t’assurant qu’il n’est pas gaspillé. Jamais tendre la main sur la richesse de toute personne, sauf par le droit de l’Islam. Garantir les faibles leur force et donner librement ta générosité sur ceux qui le méritent. »

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 187

Commentaire ~ Le choix d’un époux

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme demanda à Hasan bin ‘Ali (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), « J’ai une fille et les gens lui ont proposé le mariage, alors à qui dois-je l’épouser? »

Il dit, « Marie-la à un homme qui craint Allah, car s’il l’aime, il lui rendra hommage; et s’il la déteste, il ne la fera pas mal. »

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
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Page 171

Commentaire ~ La préservation de l’honneur des Musulmans

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un jour, Omar (DAS) a quitté son domicile avec Abdullah bin Mas’ud (DAS) et pendant les heures tardives de la nuit, ils voyaient la lueur d’un feu à une distance. Ils suivirent la lumière jusqu’à une maison avec une lampe allumée. En voyant la lampe, Omar entra dans la maison et vu un vieil homme assis avec de l’alcool en face de lui et une chanteuse qui lui divertissait. Le vieil homme fut pris au dépourvu par l’attaque soudaine de Omar, quand il lui dit: « Je n’ai pas vu un spectacle de plus honteux que ce que j’ai vu ce soir, d’un vieil homme qui doit attendre de la mort ».

Le vieillard répondit: « En effet, ô chef des croyants, ce que tu as fait est plus honteuse. Tu es entré chez moi sans ma permission et espionné sur moi – et l’espionnage n’est-elle pas interdite en Islam? Omar admis que c’etait la vérité et a quitté la maison du vieil homme, mordant son vêtement en disait, « Que la mère de Omar lui perds si Allah ne me pardonne pas. » Par la suite, le vieil homme a cessé d’assister aux rassemblements de Omar. Après quelque temps, Omar vu le vieil homme dans l’une des dernières lignes de ses rassemblements et souhaitait parler avec lui. Craignant la dureté de Omar, le vieil homme s’approcha de lui avec précaution, par contre on lui demandait de venir de plus en plus proche jusqu’à ce qu’il soit finalement assis près du chef des croyants. Omar demanda au vieil homme d’approcher son oreille et dit: « Par Celui Qui a envoyé le Prophète Muhammad (BSDL) avec la vérité, je n’ai informé personne de ce que j’ai vue de toi cette nuit, je n’ai ni informé Abullah bin Mas’ud, et en effet il était avec moi. » Le vieillard répondit: « Ô chef des croyants! Au nom de Celui qui a envoyé Muhammad (BSDL) avec la vérité, moi aussi je ne suis pas retourné a ces mauvaises actions, depuis la nuit tu es entré chez moi. » Omar prononca à voix haute, « Allahu Akbar! » personne du rassemblement savait ce qui s’était passé entre les deux hommes.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 34

Commentaire ~ L’histoire de Ibn Jud’an

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Quand on pense aux périodes pré-islamiques à la Mecque, certains noms viennent à l’esprit – comme Abdul-Muttalib, le grand-père du Prophète (BSDL), ou Waraqah bin Naufal. Mais il y a une autre personne importante qu’on se rappelle peu de nos jours: ‘Abdullah bin Jud’an, le premier cousin du père d’Abu Bakr As-Siddiq. Durant les premières années de sa vie ‘Abdullah bin Jud’an n’avait ni succès ni était heureux. En fait, grandissant affamé et pauvre, il était amer par la vie. Pour se consoler ou peut-être par dépit, il s’est tourné vers le mal et commis beaucoup de crimes. Il s’est fait attraper tellement souvent par ses mauvaises actes qu’il était considéré comme étant par la plupart un criminel incorrigible. Les gens ont pensé qu’il était mauvais de nature et qu’il n y avait pas de possibilité qu’il ne pourrait s’améliorer. Tout le monde le détestait, y compris les confrères de son clan, sa famille et même son propre père; lui il retournas cette haine vers eux avec une véhémence égale ou plus grande encore.

Un jour, pendant qu’il marchait dans les vallées de la Mecque, pensant de manière attristante à son existence amère, il a remarqué une petite ouverture dans une montagne, peut-être une entrée à une caverne. Il a pensé qu’il pourrait y avoir quelque chose a l’intérieur de dangereux, peut-être un serpent venimeux. Ce pressentiment ne l’a pas arrêté d’approcher; au contraire, ça l’a encouragé à s’approcher, car sa situation était si désespérée, qu’il a voulu réellement être tué de sorte qu’il ait pu laisser son existence malheureuse.

Quand il est venu près de la bouche de la caverne, il a vu une forme maigre à l’intérieur, et par l’obscurité, il l’a perçue pour être un serpent en position droit, la position la plus favorisée par un serpent venimeux quand il est prêt a attaquer. Pris par la folie, ‘Abdullah bin Jud’an a été terrifié et s’est rendu compte qu’il n’a pas vraiment voulu mourir. Imaginant que le serpent attaquait, il a sursauté, essayant de se défendre d’une morsure mortelle. Après un court moment, il s’est calmé, se rendant compte que c’était seulement lui qui bougeait et que le serpent était parfaitement immobile. Quand il est venu plus près, il s’est rendu compte que c’était seulement une statue d’un serpent, faite en or et avait deux yeux faits d’émeraudes précieuses. Il a délogé les émeraudes et les a prises. Il est alors entré plus profondément dans la caverne, et lisant les écritures qu’il voyait autour de lui, il s’est rendu compte que la caverne était un cimetière pour les rois de la tribu de Jurham. À la tête de chaque tombe était une pierre tombale faite d’or; au-dessus de chaque tombeau été écrit une histoire courte du roi qui a été enterré dessous. Entourant les tombes étaient des trésors d’or, d’argent, de perles, de pierres précieuses et beaucoup d’autres richesses.

‘Abdullah bin Jud’an ramassa quelques petits trésors, fit un signe en dehors de la caverne de sorte qu’il pourrait la trouver encore et alors retourna à son peuple. Il était généreux avec sa richesse récemment découverte, donnant à la famille, aux amis et au nécessiteux. Il était particulièrement généreux en groupant les gens ensemble et en leur servant la nourriture. Avec le temps, il est monté en statut dans la société jusqu’à ce qu’il soit devenu l’un des chefs de Quraish. Toutes les fois qu’il manqua de fonds, il revenait à la caverne et prenait encore plus. Sa générosité s’étendait même à l’extérieur de frontières de la Mecque. Une fois quand les personnes de Ash-Sham (Syrie, Jordanie, Liban et Palestine) souffraient de difficultés ‘Abdullah bin Jud’an envoya 2000 chameaux chargeant chacun avec du blé, des huiles et d’autres provisions. Et chaque nuit, quelqu’un se tenait sur le toit de la Kabaa et criait: « Venez aux bols (remplies de nourriture) de ‘Abdullah bin Jud’an ».

Pourtant, malgré tout cela, le suivant est rapporté à son sujet dans Sahih Moslem. Aishah (que Dieu l’accorde Sa satisfaction) a dit au Prophète (BSDL): « En effet, Ibn Jud’an fournissait de la nourriture (pour les gens) et était hospitalier à son invité. Est-ce que ca va le bénéficié le Jour de Résurrection? » Le Prophète (BSDL) répondu: « Non. En effet, à aucun jour il n’a jamais dit: ‘O mon Seigneur, pardonne mon péché le Jour de la Récompense’. »

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 15

Commentaire ~ La charité silencieuse

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Isa a rapporté qu’un jeune homme allait souvent voir Abdullah bin Mubarak; il étudiait sous lui, effectuait certaines courses pour lui et l’écoutait quand il rapportait des récits de Hadith. Un jour, Abdullah est allé à la ville où le jeune homme vivait et quand il ne le trouvait pas il a demandé sur lui. Il a été informé que le jeune homme avait été emprisonné pour un prêt qu’il ne pouvait pas rembourser. Abdullah a demandé: « Et combien doit-il? » On lui a répondu que le jeune homme devait 10000 dirhams. Abdullah est allé à la recherche du créancier et quand il l’a trouvé, il lui a donné 10000 dirhams, mais a condition qu’il ne dévoilerait pas son identité tant qu’il (c.-à-d. Abdullah) était vivant.

Quand le jeune homme a été libéré de la prison, on lui a dit à lui: « Abdullah bin Mubarak était ici et demandait pour te voir, mais il est déjà parti. » Le jeune homme s’est dépêché à la recherche de Abdullah et quand il l’a trouvé, Abdullah a demandé: « Jeune homme, où est-ce que tu était? Je ne pouvais pas te trouver. » Il a dit: « Oui, j’ai été emprisonné en raison d’une dette que je ne pouvais pas payer. » Il a dit: « Alors comment as-tu été libéré? » Il a dit: « Un homme est venu payer ma dette, mais pourtant je ne sais pas qui il est. » Abdullah a dit: « Jeune homme, éloge Allah pour la bénédiction d’avoir ta dette remboursé. » Et le créancier n’a jamais informé ce qui s’est vraiment produit jusqu’à ce qu’après Abdullah est mort.

On l’a rapporté qu’Abu Jafar Ak-Hadhdha a dit: « J’ai entendu Ibn Uyainah dire: Si votre réalité intérieure est le même que votre aspect extérieur, ceci est la droiture; si votre réalité intérieure est meilleure que votre aspect extérieur, alors ceci est la supériorité; et si votre aspect extérieur est meilleur que votre réalité intérieure, ceci est l’injustice. »

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 109

Commentaire ~ Tu m’as envoyé des épreuves

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici des paroles du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Dans une oraison (…) Haçan Basri disait: « Mon Dieu, Tu m’as accordé des grâces, et je ne t’en ai pas remercié. Tu m’as envoyé des épreuves, et je ne les ai pas supportées avec patience. Tu ne m’as pas retiré tes faveurs pour avoir manqué de reconnaissance et tu as supprimé les épreuves en voyant que la patience me faisait défaut. Mon Dieu, que Ta générosité et Ta miséricorde sont donc grandes! »

Commentaire ~ La mort

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il était 4 heures du matin lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce? S’écria l’homme hébété.
Je suis l’ange de la mort. Laisse-moi donc entrer!
Alors l’homme se mit à trembler, comme pris d’une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie: ne le laisse pas me prendre la vie!

S’il vous plaît, Ô Ange de la mort! Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens, de grâce, ton acte suspend.
Déjà l’ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l’ordre d’Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe, c’est pour maintenant.

Je te couvrirai d’or, mais épargne-moi la tombe sombre.
Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu d’Allah?
Viens, souris-moi et ne t’attriste point, soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j’ai honte de moi, je n’avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d’Allah, je n’ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n’ai prié.
Les « Ramadans » venaient, les « Ramadans » passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj (pèlerinage) fut déjà obligatoire sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j’ignorais,
Mais l’usure et l’intérêt, je m’en accaparais.
Mes engagements, j’oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j’avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m’attiraient.
Les mécréants, j’imitais,
Le champagne et le vin, j’appréciais.
Les femmes m’attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J’ai peur, dit l’ange, que ce moment soit le dernier de ta vie.
Ne sais-tu pas, qu’à la mort, goûtera chaque âme?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres!
L’appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t’est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l’orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j’ai honte
Que n’ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente!

Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L’insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.
Tes cheveux blancs t’annonçaient le retour…
Ta vue faiblissante t’annonçait le retour…
Ta force qui s’étiole t’annonçait le retour…
Ton échine recourbée t’annonçait le retour…
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent!
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.
Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu’il y était écrit
Que ce monde n’est qu’un éclair devant l’éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m’est interdit.

Un cri de l’homme et sur le sol il s’affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l’âme qu’on arrache.
La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu’il est né… pour un jour, mourir!

Commentaire ~ Vraie Générosité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Le Messager de Allah (bénédiction et salut d’Allah sur lui) a dit, « Dépenses, O Bilal et ne crains pas le Propriétaire du Trône de donner peu. » Mamum a dit à Muhammad bin ‘Ibad Al-Mahlabi, « Tu dépenses de façon extravagante. » Il a répondu, « Pour s’abstenir d’être généreux est équivalent à avoir de mauvaises pensées au sujet du Seigneur Très-Haut. » Allah (Exalté) dit:

« …Et toute dépense que vous faites [dans le bien], Il la remplace, et c’est Lui le Meilleur des donateurs ». (Coran 34:39)

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 105

Commentaire ~ La pomme d’Adam

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une anecdote racontée par le célèbre « Prince des Voyageurs » Cheikh Abou AbdAllah Mohamed, mieux connu sous le nom d’Ibn Battouta. Ce récit nous arrive du 12éme siècle.

Après avoir visité Alep, je me rendis à Jabala où est enterré le roi d’Afghanistan, Ibrahim fils d’Adam. Adam était d’origine tout à fait modeste et il avait eu la réputation d’être un homme chaste et dévot. Je vais vous raconter l’histoire de la pomme d’Adam. Ce saint homme vivait à Boukhara. Un jour de fortes chaleurs, il s’était arrêté à proximité d’un verger pour faire ses ablutions dans l’eau d’un des innombrables canaux qui ruissellent dans cette cité. En se penchant sur l’eau du canal, il aperçut une pomme vermeille qui flottait, entraînée par le courant. Comme il avait faim, il saisit le fruit et le croqua. Au moment où il achevait ce repas frugal, il entendit une petite voix intérieure qui lui soufflait: « Adam! Cette pomme que tu viens de manger ne t’appartenait pas! Comment as-tu osé t’accaparer ainsi du bien d’autrui? Tu n’en as pas le droit! Tu as commis une faute grave, mais il te reste une issue: obtenir de son propriétaire légitime qu’il te pardonne. » Ainsi parla la voix du repentir. Adam regarda autour de lui et se dit que le fruit devait probablement provenir du verger tout proche d’où s’écoulait l’eau du canal ayant entraîné la pomme. Il s’avança jusqu’à la porte du jardin et frappa avec le plat de sa main. Une jeune esclave vint lui ouvrir. « Appelle le maître de ce lieu », demanda Adam.

« – Ce jardin appartient à une femme », répondit la jeune esclave.  »
– Va la prier de me recevoir » dit Adam.

Lorsqu’il fut en présence de la propriétaire, Adam avoua sa faute et supplia qu’elle lui accorde son pardon.

« C’est que… je ne possède que la moitié de ce verger, lui dit la femme sur un ton contrarié; l’autre partie est la propriété du sultan. » Celui-ci se trouvait à Balkh, à dix jours de marche de Boukhara. « En ce qui me concerne ajouta-elle, je t’accorde l’absolution pour la partie de la pomme qui me revient. Pour l’autre moitié, il te faudra en demander pardon au roi lui-même. Va donc à Balkh » Adam la remercia vivement et prit résolument le chemin de Balkh. Parvenu au terme de son voyage, il réussit à entrer en contact avec le monarque après de laborieuses démarches. Adam fit de nouveau le récit de son infraction et il conclut en implorant le pardon royal. Le sultan demeura songeur un instant puis il ordonna à Adam de se présenter le lendemain à son palais. Le souverain avait une fille à marier et il commençait à désespérer de lui trouver un jour un époux. Non qu’elle fût laide, bien au contraire, la princesse était d’une beauté à couper le souffle. Le roi ne comptait plus le nombre impressionnant de seigneurs venus demander la main de sa fille, mais celle-ci avait refusé tous ces prétendants parce qu’aucun n’était à ses yeux suffisamment vertueux pour la mériter. Elle rêvait de rencontrer un homme d’une pureté irréprochable, quelqu’un qui donnerait les preuves de sa parfaite probité. En attendant l’apparition de l’élu de son coeur, la belle princesse se consacrait exclusivement à la prière et à la méditation religieuse. De retour dans son palais, le roi se rendit en toute hâte auprès de sa fille et lui conta l’aventure d’Adam et de la demi-pomme.

« Te rends-tu seulement compte: cet homme a fait dix jours de marche pour obtenir mon pardon et il s’est donné toute cette peine à cause, non pas d’une pomme, mais d’une moitié de pomme! Crois-moi, ma fille, tu tiens là l’homme de tes rêves! » La princesse acquiesça et cette nuit-là, elle ne parvint pas à trouver le sommeil, attendant impatiemment que le jour se lève pour voir de ses propres yeux ce parangon de toutes les vertus (…) Ce fut un grand mariage qu’on célébra dans l’ensemble du royaume durant sept jours entiers.

Extrait de « Ibn Battouta Prince des voyageurs »
Auteur: Lotfi Akalay

Commentaire ~ Omar Bin Al-Khattab en songe

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Al-Abbas Ben Abdul Muttaleb -que Dieu l’agrée- a dit: « J’ai été un voisin de ‘Omar Bin Al-Khattab -que Dieu l’agrée-. Je n’ai jamais vu dans ma vie un homme meilleur que lui. Il veillait ses nuits en priant, ses jours en jeûnant et il vaquait aux besoins des gens. Quand il mourut, j’ai demandé à Dieu de me le faire voir en songe. En effet, une certaine nuit, je l’ai vu venant du marché de Médine, je l’ai salué et il m’a rendu le salut, puis je lui ai dit: « Comment vas-tu? » -Bien, m’a-t-il répondu. En lui demandant sur ce qu’il a trouvé, dans l’autre monde, il m’a dit: « Je viens maintenant de rendre compte de toutes mes oeuvres. Si je n’avais pas trouvé un Seigneur Misérocordieux, j’aurais été parmi les perdants ». (Rapporté par Abou Na’im).

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Editeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 401

Commentaire ~ Une confession

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Mon histoire est assez routinière, rien de particulier à son sujet, mais je te le raconte de sorte que peut-être tu pourras apprendre de mon erreur. Mon mariage a commencé comme une union très heureuse entre mon mari et moi. Nous n’étions pas riches, mais nous étions contents de ce que nous avons. Nous avons eu une fille que tous les deux aimons intensément. Au début de notre mariage, nous mettions notre fille au lit, ensuite nous prions, donnions louanges à Allah et récitions le Coran.

Un jour, nous avons vérifié nos épargnes et nous nous sommes rendu compte que nous avions épargné un montant d’argent assez considérable. J’ai ainsi proposé à mon mari que nous devrions acheter des bonds d’épargne à base d’intérêts, les profits que nous pourrions certainement utiliser pour aider notre fille plus tard dans la vie. Nous avons donc investi tout ce que nous avons, y compris l’argent que j’ai gagné en vendant mes bijoux. Après une courte période, les prix des parts ont chutés et nous avons fait faillite, en plus de ça nous avions beaucoup de dettes. Nous venons d’apprendre de façon difficile que:

Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pécheur. (Coran 2 :276)

Pendant l’une des nuits difficiles qui ont suivi, je suis entré dans un grand argument avec mon mari et j’ai exigé qu’il me divorce. Il a alors crié « Tu es divorcé de moi… tu es divorcé de moi! ». Mon enfant et moi avons pleuré et à travers beaucoup de larmes, une chose qui me passait constamment à mon esprit: Nous avons été joints ensemble par l’obéissance à Allah et nous sommes devenus séparés par la désobéissance à Allah.

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 257

Commentaire ~ Trois qualités

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Trois qualités se révèlent en trois circonstances: la maîtrise de soi dans la colère; le courage au combat et la fidélité en amitié dans le besoin.

On a dit aussi que l’homme injuste, même encensé, paie inéluctablement le prix de son iniquité, et que l’opprimé, si humilié fût-il, tôt ou tard trouvera la voie du salut.

Extrait de « Les Mille et Une nuits I »
Édition de Jamel Eddine Bencheickh et André Miquel

Commentaire ~ Calife Omar à Jérusalem

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sous le Califat de Omar (DAS), Amr Bin Al’As (DAS) assiégea Jérusalem. Après la chute d’Antioche Abou Obeida, Khalid (DAS) et d’autres chefs musulmans se joignirent à lui.

Les chrétiens avaient peu d’espoir de Byzance. Aussi décidèrent-ils de se rendre.

Cependant les chrétiens avaient quelque crainte. Ils savaient que d’autres villes avaient cédé avant eux. Et, dans chaque cas, les musulmans, vainqueurs ont respecté la vie, les biens et les lieux d’adoration des vaincus, permettant à ces derniers de suivre leur propre religion.

Mais à propos de Jérusalem, les chrétiens ne pouvaient pas en être très sûrs car cette ville était aussi sacrée aux musulmans qu’à eux.

Avant de se rendre, ils voulaient s’assurer qu’ils seraient bien traités. Les chrétiens firent une proposition à Abou Obeida (DAS):

– « Nous sommes prêts à nous rendre, dirent-ils, mais votre Calife doit venir ici afin de signer le traité de paix ».

Les chefs musulmans tinrent conseil sur cette proposition. A la fin, ils acceptèrent.

– « Pourquoi épandre du sang inutilement, dirent ces chefs musulmans, si les choses peuvent s’arranger »?

La proposition des chrétiens fut communiquée au Calife.

Jérusalem pouvait être pris sans verser une goutte de sang. Mais pour cela, Omar (DAS) devait venir de Madinan à Jérusalem; c’est ce qu’il accepta avec empressement.

Le Calife laissa Ali (DAS) à Madinan comme son remplaçant et parti lui-même pour Jérusalem. Il avait seulement un serviteur avec lui et un chameau. Son serviteur et lui montaient à tour de rôle sur l’animal.

Il se passa que, ce fut le tour du serviteur le jour où ils atteignirent Jérusalem.

– « O Chef des Croyants! dit le serviteur, je te cède mon tour. Ce serait embarrassant aux yeux des gens si moi je monte et vous conduisez le chameau ».

– « Oh non! répliqua Omar (DAS), je ne vais pas être injuste l’honneur de l’Islam est suffisant pour nous ».

(…) Puis le Calife signa le traité de paix:

– « Du Serviteur d’Allah, et Chef des Croyants Omar (DAS): les habitants de Jérusalem seront assurés sécurité de vie et des biens: leurs églises et leurs croix ne seront pas touchés. Ce traité s’applique à toutes les personnes de cette ville. Leurs lieux d’adoration resteront intacts et ne seront ni pris, ni démolis. Les gens seront libres de suivre leur religion. Aucun trouble ne sera semé… »

Les portes de la ville furent maintenant ouvertes.

Omar (DAS) alla droit au Temple de Daoud (BSDL) (Masjid Aqsa)

Là il pria sous l’Arche de Daoud (BSDL). Puis, il visita la grande église chrétienne de la ville. Il y était encore lorsque arriva l’heure de la prière de l’après-midi.

– « Vous pouvez la faire dans l’église » dit l’évêque.

– « Non, répliqua Omar (DAS), car si je la fais, les musulmans peuvent un jour prendre cela comme excuse pour vous enlever votre église. »

Et, Omar (DAS) pria sur les marches de l’église et après… donna à l’évêque un écrit qui disait que les marches ne doivent jamais être utilisées pour les prières en congrégation, ni pour le azzan.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Les Quatre Califes de l’Islam
Abou Bakr (DAS), Omar (DAS), Osman (DAS) et Ali (DAS)
Par le Professeur Fazl Ahmad
P54