Ayaat 16-36 ~ Maryam (Marie)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

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16. Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l’Orient.

17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait.

18. Elle dit: “Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point].

19. Il dit: “Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur”.

20. Elle dit: “Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et je ne suis pas prostituée?”

21. Il dit: “Ainsi sera-t-il! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée”.

22. Elle devint donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.

23. Puis les douleurs de l’enfantement l’amenèrent au tronc du palmier, et elle dit: “Malheur à moi! Que je fusse mort avant cet instant! Et que je fusse totalement oubliée!”

24. Alors, il l’appela d’au-dessous d’elle[1], [lui disant:] “Ne t’afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source.

25. Secoue vers toi le tronc du palmier: il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.

26. Mange donc et bois et que ton oeil se réjouisse! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis [lui:] “Assurément, j’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux: je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain”.

27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent: “Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse!

28. “Soeur de Harun[2], ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée”.

29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent: “Comment parlerions-nous à un bébé au berceau?”

30. Mais (le bébé) dit: “Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète.

31. Où que je sois, Il m’a rendu béni; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat[3];

32. et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.

33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant.”

34. Tel est Issa (Jésus), fils de Marie: parole de vérité, dont ils doutent.

35. Il ne convient pas à Allah de S’attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement: “Sois!” et elle est.

36. Certes, Allah est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin”.

Sourate 19. Maryam (Marie)

[1] Il l’appela d’au-dessous d’elle: soit l’Ange Gabriel qui était situé à côté d’elle, sur un plan de terrain plus bas, soit son fils Jésus qui venait de naître.

[2] Soeur de Hârun: Hârun était un homme bien connu pour sa piété. Il était de la tribu de Maryam.

[3] On notera que la Zakat est toujours associée à la prière, et fut enjointe aux autres prophètes avant l’Islam.

Commentaire ~ Quiconque laisse quelque chose par amour d’Allah

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Certains des savants de tafsir disent que si vous regardez les Mahajirouns, ceux qui ont émigré de la Mecque à Médine; plus tard, chacun d’eux est devenu un chef d’etat ou un émir d’une armée. Allah leur a donné un meilleur statut dans ce monde, comparé a ce qu’ils avaient à La Mecque. Ceci est ici dans ce monde, par-contre dans l’au-delà la récompense sera encore plus grande.

Les savants disent aussi que: “Quiconque laisse quelque chose par amour d’Allah, Allah donnera à cette personne quelque chose de mieux.”

Hadith ~ Le summum de la bonté

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Selon Annawas Ibn Saman (que Allah lui accorde Sa satisfaction), le Prophète (bénédiction et salut d’Allah sur lui) a dit: “Le summum de la bonté c’est la courtoisie et le péché c’est tout ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et que tu n’aimerais pas que les gens le découvrent”. (Rapporté par Moslem)

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 66, Page 216, Numéro 587