Commentaire ~ Trois qualités

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Trois qualités se révèlent en trois circonstances: la maîtrise de soi dans la colère; le courage au combat et la fidélité en amitié dans le besoin.

On a dit aussi que l’homme injuste, même encensé, paie inéluctablement le prix de son iniquité, et que l’opprimé, si humilié fût-il, tôt ou tard trouvera la voie du salut.

Extrait de “Les Mille et Une nuits I”
Édition de Jamel Eddine Bencheickh et André Miquel

Commentaire ~ Calife Omar à Jérusalem

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sous le Califat de Omar (DAS), Amr Bin Al’As (DAS) assiégea Jérusalem. Après la chute d’Antioche Abou Obeida, Khalid (DAS) et d’autres chefs musulmans se joignirent à lui.

Les chrétiens avaient peu d’espoir de Byzance. Aussi décidèrent-ils de se rendre.

Cependant les chrétiens avaient quelque crainte. Ils savaient que d’autres villes avaient cédé avant eux. Et, dans chaque cas, les musulmans, vainqueurs ont respecté la vie, les biens et les lieux d’adoration des vaincus, permettant à ces derniers de suivre leur propre religion.

Mais à propos de Jérusalem, les chrétiens ne pouvaient pas en être très sûrs car cette ville était aussi sacrée aux musulmans qu’à eux.

Avant de se rendre, ils voulaient s’assurer qu’ils seraient bien traités. Les chrétiens firent une proposition à Abou Obeida (DAS):

– “Nous sommes prêts à nous rendre, dirent-ils, mais votre Calife doit venir ici afin de signer le traité de paix”.

Les chefs musulmans tinrent conseil sur cette proposition. A la fin, ils acceptèrent.

– “Pourquoi épandre du sang inutilement, dirent ces chefs musulmans, si les choses peuvent s’arranger”?

La proposition des chrétiens fut communiquée au Calife.

Jérusalem pouvait être pris sans verser une goutte de sang. Mais pour cela, Omar (DAS) devait venir de Madinan à Jérusalem; c’est ce qu’il accepta avec empressement.

Le Calife laissa Ali (DAS) à Madinan comme son remplaçant et parti lui-même pour Jérusalem. Il avait seulement un serviteur avec lui et un chameau. Son serviteur et lui montaient à tour de rôle sur l’animal.

Il se passa que, ce fut le tour du serviteur le jour où ils atteignirent Jérusalem.

– “O Chef des Croyants! dit le serviteur, je te cède mon tour. Ce serait embarrassant aux yeux des gens si moi je monte et vous conduisez le chameau”.

– “Oh non! répliqua Omar (DAS), je ne vais pas être injuste l’honneur de l’Islam est suffisant pour nous”.

(…) Puis le Calife signa le traité de paix:

– “Du Serviteur d’Allah, et Chef des Croyants Omar (DAS): les habitants de Jérusalem seront assurés sécurité de vie et des biens: leurs églises et leurs croix ne seront pas touchés. Ce traité s’applique à toutes les personnes de cette ville. Leurs lieux d’adoration resteront intacts et ne seront ni pris, ni démolis. Les gens seront libres de suivre leur religion. Aucun trouble ne sera semé…”

Les portes de la ville furent maintenant ouvertes.

Omar (DAS) alla droit au Temple de Daoud (BSDL) (Masjid Aqsa)

Là il pria sous l’Arche de Daoud (BSDL). Puis, il visita la grande église chrétienne de la ville. Il y était encore lorsque arriva l’heure de la prière de l’après-midi.

– “Vous pouvez la faire dans l’église” dit l’évêque.

– “Non, répliqua Omar (DAS), car si je la fais, les musulmans peuvent un jour prendre cela comme excuse pour vous enlever votre église.”

Et, Omar (DAS) pria sur les marches de l’église et après… donna à l’évêque un écrit qui disait que les marches ne doivent jamais être utilisées pour les prières en congrégation, ni pour le azzan.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Les Quatre Califes de l’Islam
Abou Bakr (DAS), Omar (DAS), Osman (DAS) et Ali (DAS)
Par le Professeur Fazl Ahmad
P54

Commentaire ~ Une observation

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

…Ce contraste peut être expliqué par l’observation de l’historien islamique éminent, Ibn Khaldun. Il a déclaré que, il est normal pour que les sujets regardent vers leurs conquérants pour des solutions à leurs problèmes. Ce qui sont défaites chercheront naturellement à identifier les causes de leur défaite et à les attribuer souvent à leur mode de vie (idéologie). Par conséquent, le résultat est soit une réforme ou abandon de leur idéologie. L’un ou l’autre de ces résultats mènera à un niveau d’émulation de l’idéologie de conquérants. Ainsi, les mouvements réformistes ont commencé à imiter l’occident en approuvant le modèle européen imposé d’états nations et par la suite ont abandonné le concept d’un état Islamique unifié…

Commentaire ~ Maladie et Charité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

En 1408 (1988), le journal Al-Muslimun (numéro 181, Dhul-Hijjah daté 8, 1408 (21 juillet 1988)) a rapporté l’histoire suivante: C’est une histoire de vie réelle dont le héros est un médecin syrien qui a été affligé avec le cancer et qui a trouver la remède avec la charité. Le Dr. ‘Isa Marzuqi rapporte qu’il a été affligé avec le cancer, un fait qui est certifié par les plus éminents des médecins à Damas; la chose étonnante est qu’il a été guéri par la charité. Après que plusieurs de ses collègues aient perdu l’espoir d’un traitement, le docteur est revenu à l’hôpital pour assumer ses fonctions. La fiancée du docteur avait refusé d’interrompre leur mariage en raison de la maladie, et avait à la place décidée d’attendre patiemment jusqu’à ce qu’il soit mort, mais au lieu de cela il a été sauvé. Il a plus tard fourni des certificats authentifiés de beaucoup de médecins éminents qu’il avait eu le cancer dans son aisselle gauche; ils ont également certifié au fait que plus tard, aucune trace de ce cancer n’est demeurée. En fait, le premier docteur qui l’avait diagnostiqué s’attendait à sa mort après seulement quelques jours. Le Dr. ‘Isa Marzuqi plus tard a dit qu’il avait appliqué les mots du Messager d’Allah (BSDL):

“Remédiez à vos malades avec la charité.”

Avec ces paroles il avait toujours l’espoir, et ainsi quand il a appris au sujet d’une maison ou le soutien de la famille était mort il y a quelques années, il a décidé de leur donner toute sa fortune, quoique ce fût une petite quantité. Il a envoyé l’argent a cette famille pauvre a travers un ami à lui, lui demandant de leur dire que l’argent était d’un homme affligé avec une maladie grave s’approchant de la mort et qu’il cherchait un traitement en donnant la charité, espérant l’aide d’Allah. L’histoire a fini avec sa guérison, qui a confondu plusieurs des médecins les plus habiles en Syrie. Il plus tard dit qu’il a choisi ce traitement parce qu’il a voulu suivre la manière du Messager d’Allah (BSDL). Cependant, il a également dit, qu’il n’a pas cessé les traitements par les méthodes médicales traditionnelles; il croyait dans la Prédestination Divin, mais cette croyance ne signifie pas qu’on devrait tourner le dos au médecins, ni qu’il signifie qu’on ne devrait pas prendre les mesures concrètes appropriées qui sont nécessaires pour atteindre un but désiré.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 155

Commentaire ~ Deux camps ou puissances

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D’un point de vue musulman, les êtres humains sont répartis en deux camps ou puissances:

– Ceux guidés par Allah, qui croient en Lui et appliquent ses préceptes. Ils méritent de la part du musulman soutien et coopération en vue du Bien, du Vrai et du Droit.

– Ceux égarés et détachés d’Allah, qui se détournent de Sa voie. Le devoir du musulman est de les réfuter, de les combattre et de les assaillir.

Il ne doit point se laisser impressionner par leur puissance et leur violence. Car en se coupant de leur source primordiale – Allah – les égarés, laissent s’échapper toute force authentique et se privent de la seule nourriture éternelle capable de les fortifier. Leur camp ressemble à un astéroïde détaché de son étoile. Aussi grand qu’il soit, il ne lui faut pas longtemps pour qu’il s’essouffle et s’éteigne. Sa masse refroidit contrairement au moindre atome resté attaché à sa source qui conserve, malgré sa petitesse, énergie et radiation et brille de feu et de lumière.

Le Très-Haut dit:

{Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse! Et Allah est avec les endurants} Coran 2.249

En effet, la petite minorité attachée à son origine triomphe en s’abreuvant de l’unique source de force et d’invincibilité.

A L’ombre du Coran (1)
Par Sayed Qotb
Traduit et annoté par Osama Khalil
Éditeur: Al Hidayah Al Islamyah
P62

Commentaire ~ Accorde la victoire

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Après la mort du Messager de Dieu -que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix- et l’élection de Abou Bakr -que Dieu l’agrée- comme calife, il a dit dans un de ses discours: “Dieu a donné à Mouhammed -que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix- une certaine longévité jusqu’à ce qu’il a pu établir la religion de Dieu, fait triompher la parole de Dieu, transmis le Message et combattu pour Sa cause. Dieu a recueilli son âme en cet état et en vous laissant sur ce chemin droit, donc celui qui périra, il périra averti. Quiconque considère que Dieu est son Seigneur, qu’il sache que Dieu est vivant et ne mourra pas. Quant à celui qui adore Mouhammed et le prend pour divinité qu’il sache que celle-ci est morte. O hommes! Craignez Dieu! Attachez-vous à votre religion et fiez-vous à votre Seigneur. La religion de Dieu est déjà établie, la Parole de Dieu est parfaite, Dieu accorde la victoire à celui qui défend sa religion. Le Livre de Dieu est entre nos mains, elle est la lumière et la guérison, par quoi Dieu a guidé Mouhammed -que Dieu l’agrée-, et on y trouve le licite et l’illicite. Par Dieu! nous ne soucions plus de ceux qui se rassemblent pour nous combattre. Les sabres de Dieu sont dégainés et nous ne les avons pas encore mis dans leurs fourreaux. Nous combattrons ceux qui nous seront hostiles comme nous avons combattu à côté du Messager de Dieu -que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix-.” (Bayhaqi)

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 90

Commentaire ~ Recommandations d’une mère à sa fille lors de son mariage

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Amr ibn Hijr s’est fiancé à Umm Iyas Bint Awf Ibn Muhallim Ach-chaïbani. Au moment de ces noces, sa mère Umama bint Al-Harith l’a rejointe seule et lui a donné une recommandation qui constitue la base du mariage réussi et qui laisse voir les devoirs de la femme envers son mari.

Elle lui a dite: « Ma fille! si les recommandations ne peuvent être dites à une épouse bien élevée je ne l’aurais pas fait, mais je sais que ce ne sont que des rappels pour le distrait et des aides pour le raisonnable. Si une femme peut s’en passer d’un mari parce que ses parents sont fortunés et ont besoin d’elle, elle sera toi, mais les femmes sont faites pour les hommes de même que les hommes sont faits pour les femmes.

Ma fille! tu as laissé ta maison et le milieu où tu as grandi pour une maison étrangère et un partenaire que tu ignores et qui sera ton maître et ton surveillant. Soit pour lui une servante, il sera ton esclave imminent, et garde ces dix qualités tu l’auras pour toi:

La première et la deuxième sont: de se soumettre à lui avec contentement et de l’obéir.

La troisèime et la quatrième sont: de satisfaire à sa vue et à son odorat, c’est à dire qu’il ne doit te voir qu’en bonne forme et qu’il ne doit sentir qu’une bonne odeur.

La cinquième et la sixième sont: de bien garder le temps de son sommeil et de son manger car la faim et la manque de sommeil sont cause de dispute.

La septième et la huitième sont: de faire attention à son argent et de bien garder ses enfants et ses domestiques. En ce qui concerne l’argent le plus important c’est de bien l’évaluer, et les enfants de bien les élever.

La neuvième et la dixième sont: de l’obéir et de garder ses secrets, si tu le désobéis, tu risques de l’irriter et si tu lui révèles un secret, tu ne seras pas à l’abri de sa déloyauté; et surtout ne te réjouis pas lorsqu’il est triste et ne t’affliges pas lorsqu’il est égayé».