Commentaire ~ L’espoir

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il ne faut pas perdre l’espoir en Dieu, c’est le commencement de la voie de sécurité. Si tu ne marches pas sur cette voie, connais au moins le commencement du chemin, et ne dis pas : « J’ai commis des fautes. » Efforce-toi d’être toujours droit et rien de tortueux ne te tordra. La droiture est le bâton de Moise, et le tordu est la magie (les magiciens de Pharaon). Dès que la droiture est manifeste, elle dévore toute magie. Si vous faites du mal, vous le faites à vous-même. Le dommage n’atteint pas Dieu. Quand tu deviens droit, tout ce qui est tortueux disparaît. Ne perds jamais l’espoir.

Commentaire ~ Dix-huit paroles

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sa’id Ben Al-Moussayeb a dit: « Omar Ben Al-Khattab -que Dieu l’agrée- a dicté aux gens dix-huit paroles pleines de sagesse:

  • Tu n’auras pas puni celui qui désobéit à Dieu en toi comme tu auras obéi à Dieu en lui.
  • Prête attention à l’affaire qui concerne ton frère jusqu’à ce que tu reçoives de sa part ce qui te rend redevable à lui.
  • Ne doute pas qu’un mot prononcé par ton frère puisse être du mal alors que tu y trouves quelque germe de bien.
  • Celui qui s’expose aux accusations qu’il ne blâme que lui-même si on pense de mal de lui.
  • Celui qui garde son secret pour lui, est maître de sa décision.
  • Ne tiens pas compagnie qu’aux frères sincères, tu vivras paisiblement avec eux et ils te seront une parure au temps de l’aisance et un réconfort au temps des afflictions.
  • Ne dis que la vérité même si elle t’assujettit à la mort.
  • Ne t’occupe pas de ce qui ne te concerne pas.
  • N’interroge pas sur une chose qui n’a pas eu lieu car ce sera une préoccupation futile.
  • Ne demande plus ton besoin auprès de celui qui n’aime pas te le combler.
  • Prends garde du serment mensonger, sinon Dieu te fera périr.
  • Ne tiens plus compagnie aux pervers, sinon tu risques d’apprendre leur perversité.
  • Éloigne-toi de ton ennemi.
  • Méfie-toi de ton ami s’il n’est pas sincère, et nul n’est sincère s’il ne craint pas Dieu.
  • Humilie-toi auprès des tombes.
  • Humilie-toi en t’acquittant d’un devoir cultuel.
  • Demande à Dieu de te préserver contre toute désobéissance.
  • Dans tes affaires, demande conseil à ceux qui craignent Dieu car Dieu a dit:
  • « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. » (Coran 35.28).

(Rapporté par Al-Khatib, Ibn Assaker et Ibn An-Najjar).

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 336

Commentaire ~ La futilité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Sentence de l’Imam Ali (que Dieu lui accorde Sa satisfaction):

On reconnaît la futilité de quelqu’un à ce qu’il parle beaucoup sur des choses qui ne le concernent pas et à ce qu’il informe sur des choses à propos desquelles on ne l’a pas interrogé.

Commentaire ~ Le vrai fidèle

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Yahya ben Mo’âz, mourut l’an 258 (871-872), disait: « (…)Je trouve bien étranges les gens qui évitent de manger des choses malsaines de peur de se faire mal, et qui, ne s’abstenant jamais du péché, ne mettent pas leur personne à l’abri des châtiments du Seigneur très haut. Il y a trois espèces de personnes intelligentes: celles qui abandonnent ce monde avant que lui-même les abandonne; celles qui se bâtissent un tombeau avant d’y entrer; celles qui s’efforcent de contenter le Seigneur très haut avant d’arriver à Son tribunal. Quiconque pratique la modération dans les désirs a le coeur inondé de lumière. (…) L’initié est celui qui préfère à tout la glorification du saint nom de Dieu. Celui dont le coeur possède la crainte du Seigneur très haut, tout son être aspire à se mettre en adoration et se tient éloigné du péché. Chaque chose a son genre de beauté: la beauté des actes d’adoration, c’est la crainte (taqwa). »

Commentaire ~ Voit mourrir son coeur

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Parmi les sentences de Omar (que Allah lui accorde Sa satisfaction):

Celui qui rit trop perd de son prestige. Celui qui plaisante perd de sa respectabilité. Celui qui abuse d’une chose devient connu pour elle. Celui qui parle trop accumule les impairs. Celui qui accumule les impairs perd de sa pudeur. Celui qui perd de sa pudeur perd sa crainte scrupuleuse de Dieu et celui qui perd sa crainte scrupuleuse de Dieu voit mourrir son coeur.

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l’Imam Mohieddine Annawawi 631 – 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
P90 (Citation de « Sifatus-Safwah », 1/1449)

Commentaire ~ La charité qui est donné en secret

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Rabi bin Khuthaim dit: « Tout ce qui est désiré non pas pour Allah, mais pour quelque chose ou quelqu’un d’autre, périt. »

Abou Hamza-Ath-Thumali dit: « Ali bin Hussain transportait des pains sur son dos pendant la nuit, pour le donner en charité. Il disait: « En effet, la charité qui est donné en secret éteint la colère du Seigneur ».

Amr bin Thabit a dit: « Quand Ali bin Hussain est mort, ils l’ont lavé et trouvé des taches noires sur son dos. Ils ont demandé: « C’est quoi ca? » On leur a répondu: « Il portait des sacs de blé au cours de la nuit sur son dos, et les distribuait aux pauvres habitants de Médine. »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
P188

Commentaire ~ Qutaibah et son prisonnier

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Abu ‘Ubaidah rapporte qu’un certain nombre de personnes ont été présentés à Al-Hajjaj, ils ont tous été accusés de se rebeller contre lui, et il ordonna qu’ils soient tous exécutés. Parce que le temps de la prière était arrivé, il restait l’un des prisonniers qui n’a toujours pas été exécuté. Al-Hajjaj dit à Qutaibah bin Muslim: « Il restera avec toi et tu me l’amènera à nous tôt demain. »

Qutaibah dit: je suis allé et a pris l’homme avec moi, et comme nous étions en chemin, il dit, « Qutaibah, veux-tu faire une bonne action? » J’ai demandé: « Et qu’est-ce que c’est? » Il dit: « J’ai des choses qui m’ont été confiés par des personnes, et ton compagnon, Al-Hajjaj, va sûrement me tuer. Libère-moi pour que je puisse retourner chaque item à son propriétaire légitime. Et Allah est mon Garant que je te reviendrai demain. » J’ai été étonné de ce qu’il a dit que je me moquais de lui. Il a ensuite répété une seconde fois les mêmes paroles et dit: « Par Allah, je reviendrai à toi. » Il a continué et a persisté dans la même manière, jusqu’à ce que finalement, je lui dis, « Vas-y ». Quand il était parti, et que je ne pouvais plus le voir, je revins à moi et je me suis dit: « Qu’est-ce que tu as fait la contre toi-même, ô Qutaibah?’ Je suis retourné à ma famille et j’ai passé la nuit, ce qui a semblé durer une éternité. Dans la matinée, il y avait un homme qui frappa à ma porte, et quand je suis allé l’ouvrir, il se tenait devant moi le même homme que j’avais libéré la veille. J’ai dit: « Tu es de retour? » Il a dit: « J’ai pris Allah comme Garant alors pourquoi je ne reviendrais pas? » Je l’ai emmené avec moi, et quand Al-Hajjaj m’a vu, il a dit: « Où est le prisonnier, Qutaibah? » J’ai dit: « Il est à la porte. » Je l’ai ramené devant le chef et je l’ai informé des événements. Al-Hajjaj regarda le prisonnier avec de nombreux regards perçants, et puis me dit: « Je te le donne comme cadeau. » Je suis parti avec lui et quand nous avions quitté le bâtiment, je lui ai dit: « Allez ou il te plaît. » L’homme leva la tête vers le ciel et dit: « Ô Allah, toutes les louanges sont pour Toi. » Il ne dit plus un mot de plus et partit.

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
P203

Commentaire ~ La rétribution

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Dieu Très Haut, tout en promettant que la rétribution du bien et du mal aurait lieu au Jour du Jugement, en fait cependant parvenir l’échantillon ici-bas, à chaque instant et à chaque moment. Si l’homme découvre la joie dans son coeur, c’est qu’il a été récompensé pour avoir rendu quelqu’un joyeux; s’il est triste, c’est qu’il a rendu triste quelqu’un; ces récompenses sont des présents de l’autre monde et des signes du Jour de la rétribution, afin que nous comprenions, avec si peu, ce qui est immense. Ainsi nous montre-t-on, d’un grand entrepôt, une petite poignée de blé.

Afin que tu saches que tous les malaises, toutes les obscurités, toutes les dépressions qui t’adviennent, sont le fruit amer du péché et de la peine que tu as causée, bien que tu ne te souviennes pas en détail du mal que tu as fait par négligence, ou ignorance, ou à cause d’un mauvais compagnon sans foi qui a minimisé les péchés à tes yeux, de sorte que tu ne les as plus considérés comme péchés. Songe à la récompense: quel est le degré de ton épanouissement et quel est le degré de ta dépression? Certes, la dépression est la punition du péché et l’épanouissement est la récompense de la soumission envers Dieu.

Commentaire ~ Rien n’est plus précieux

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Rien, a-t-on dit, n’est plus précieux que l’intelligence mise au service d’une saine et ferme gestion nourrie de la crainte révérencielle de Dieu. Pas de bon voisinage sans égalité d’humeur; c’est à la bonne éducation que se juge le comportement de chacun; sans l’assistance divine, point de réussite à attendre. De même, tout commerce avec autrui ne rapporte que dans la mesure où, basé sur la vertu, il aspire pour seul bénéfice à la rétribution suprême. Il n’y a de meilleure marque de piété que l’observance des limites fixées par la tradition; de meilleure science que la réflexion; de meilleure dévotion que la pratique des obligations d’institution divine; de meilleure manifestation de la foi que celle qui s’entoure de discrétion; de plus grand mérite que l’humilité et enfin de meilleure noblesse que celle que confère le savoir. Part équitable doit être faite à ce que le corps ressent avec, en contrepoint, l’idée de la précarité des choses et de la mort.

Commentaire ~ L’homme pieux

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme pieux est d’une foi inébranlable. Sa foi est solide et accompagnée de conviction. Il languit pour la connaissance. Il est indépendant, mais modéré. Il est tout soumis lorsqu’il prie. Il reste digne même lorsqu’il est pauvre. Il fait montre de patience dans la difficulté. Il cherche toujours des moyens de subsistance légaux. Il est plein d’enthousiasme pour le droit chemin. Il se garde bien d’être avare. Il n’a pas de désirs répréhensibles. Il contrôle sa colère. Tout le monde attend de lui qu’il soit bon envers eux, et personne ne peut penser qu’il lui veuille du mal. Il ne parle pas méchamment. Il parle doucement. Il ne fait rien de répréhensible. Tout ce qu’il fait est souhaitable. Il est calme est tranquille, même en cas de perturbations. S’il est dans l’aisance, il est reconnaissant. Il ne commet pas un péché par amour pour un ami. Il n’offense pas les autres en les insultant ou en les diffamant. Il ne fait pas tort a son voisin. Il souffre les difficultés, mais les autres n’ont rien a craindre de lui. Il s’efforce d’obtenir le salut dans l’Au-delà, mais il ne nuit à personne. S’il approche de quelqu’un, c’est parce que ce dernier a de l’affection et de la bonté. Il ne s’écarte de personne par vanité, ni ne se lie d’amitié avec personne pour le duper.

Commentaire ~ Deux bonnes actions

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Mou’awia Ben Qourra rapporte que Mou’adz Ben Jabal a dit à son fils: « O fils! Lorsque tu fais la prière, accomplis-la comme si elle était la dernière sans espérer que tu vas faire une autre après elle. Sache mon fils que le croyant meurt qu’entre deux bonnes actions: une qu’il a avancé et une autre qu’il a retardée ». (Rapporté par Abou Na’im).

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 339

Commentaire ~ Le mécontentement est un piège de Satan

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Le démon triomphe généralement de l’être humain, pendant le courroux et le désir. Là, il lance son grappin, surtout quand son irritation se consolide: alors il dit, accomplit et projette ce qui mécontente le Seigneur. Et c’est pour cela que le Prophète (BSDL) a dit quand son fils Ibrahim est mort: « Le coeur se chagrine, l’oeil pleure et nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur ». La mort des enfants est une des raisons qui attirent au serviteur le mécontentement envers le Destin. Le Prophète (BSDL) a informé qu’on ne doit pas dire dans cette situation ce que la plupart des gens expriment, c’est-à-dire des paroles et des gestes qui ne satisfont pas Allah, mais uniquement ce qui Le satisfait, Lui le Sublime, le Glorieux. Si le serviteur regardait dans ce qui lui est arrivé et qu’il le considérait comme étant mauvais à trois choses, les calamités lui seraient dérisoires.

  • La première: qu’il connaisse la sagesse de Celui qui a décidé cela et qu’il sache aussi qu’Il est, Exalté soit-Il, plus apte à connaître ce qui lui est bienfaisant et profitable.
  • La deuxième: qu’il considère le grand salaire et la récompense abondante qu’Allah a promis à ceux de Ses serviteurs qui patientent aux épreuves.
  • La troisième: que le jugement et l’ordre appartiennent au Seigneur, et la soumission et l’obéissance au serviteur.

Seraient-ce donc eux qui distribuent la miséricorde de ton Seigneur?… (Coran 43:32)

BSDL: bénédiction et salut d’Allah sur lui

La Tahzan (Ne t’attriste pas)
Auteur: Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Traduit par: Bachir Kaabeche et Ahmad Laroussi
1ère ed. Française 2007
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-9748-8-X
ISBN Soft Cover: 9960-9748-9-8
P342

Commentaire ~ L’homme éclairé et l’homme ignorant

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une sentence de Cheikh Mansour Ammâr: Haroun er-Rechid demandait à Mansour: « Quel est l’homme éclairé? Quel est l’homme ignorant? – L’homme éclairé, répondit Mansour, est celui qui se résigne aux arrêts du Seigneur très haut et qui vit toujours dans la crainte de Ses jugements. L’ignorant est celui qui commet le péché et qui vit dans la quiétude. » Mansour disait encore: « Heureux celui qui n’est occupé qu’à servir Dieu et à faire pénitence, qui n’a d’autre ambition que de pratiquer en secret la modération dans les désirs et qui, ne mettant sont espoir que dans la miséricorde du Seigneur très haut, est toujours dans l’appréhension! »

Commentaire ~ Affranchissement

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici une anecdote du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Un jour, les esclaves de Bassora se dirigèrent vers Haçan Basri et dirent: « Ô pieux de la religion! Nos maîtres nous maltraitent, leurs coeurs ont durci envers nous et nous sommes venus à toi pour que tu incites à l’affranchissement des esclaves dans ton prochain sermon du vendredi. Il accepta leur demande et promit de donner suite à leur souhait. Des vendredis se succédèrent sans que Haçan Basri évoque le souhait des esclaves. Un vendredi, il monta sur la chaire et donna un sermon sur l’affranchissement des esclaves. Chaque fidèle ayant entendu le sermon dans la mosquée libéra son esclave après la prière.

Une fois affranchis, ces esclaves se réunirent chez Haçan Basri et lui parlèrent en ses termes: « Ô pieux de la religion, nous avons un reproche à te faire ». « A quel sujet? », répondit-il. Ils dirent: « Pourquoi as-tu attendu toutes ces semaines pour parler de notre affranchissement alors que tu savais à quel point nous en avions besoin? » Il leur répondit en des termes: « Ce qui m’a retardé, c’est que je n’avais pas d’esclaves ni de quoi en acheter un. Lorsque Allah m’a accordé un peu d’argent [en travaillant pour l’obtenir], j’ai acheté un esclave et ensuite je l’ai affranchi. Ainsi, lorsque j’ai appelé les gens à affranchir leurs esclaves dans mon sermon, leur coeur étaient ouverts à ma parole, car j’avais appliqué en premier lieu ce que je demandais à autrui. »

Commentaire ~ Une tombe

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D’après Ad-Dahak Ben ‘Abdul Rahman, Abou Moussa Al-Ach’ari -que Dieu l’agrée-, étant à l’état d’agonie, manda ses enfants et leur dit: « Allez creuser pour moi une tombe et qu’elle soit large et profonde ». Ils s’exécrèrent. Il leur dit ensuite: « Par Dieu, ce sont deux positions: ou bien ma tombe sera très large de sorte que chaque côté soit de quarante coudées, puis Dieu m’y ouvrira une porte qui donne sur le Paradis et je regarderais mes épouses, mes demeures et tout ce que Dieu m’a préparé comme rang et haute considération, et je connaîtrai la voie de ces demeures mieux que je connais le chemin vers ma maison en ce bas monde, puis-je humerai son odeur jusqu’à ce que je sois ressuscité. Quant à l’autre, puisse Dieu nous en préserver, la tombe sera plus étroite que le trou du fer de la lance réservé à la hampe, d’où je regarderais les chaînes, les carcans et les mauvais compagnons, et je reconnaîtrai ma place en Enfer mieux que je connais ma maison, puis il m’atteindra de son vent de feu et de son eau bouillante jusqu’à ce que je sois ressuscité ». (Abou Na’im)

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba)
Par Mouhammad Youssef Al-Kandahlawi – Volume II
Traduit par Fawzi Chaaban
Éditeur: Dar El Fikr – Beyrouth/Liban
Page 94

Commentaire ~ Aujourd’hui, c’est tout ce que vous avez

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Quand vous vous réveillez le matin, ne vous attendez pas à voir le soir – vivre comme si aujourd’hui c’est tout ce que vous avez. Hier est dans le passé avec son bien et son mal, tandis que demain n’est pas encore arrivé. Votre durée de vie n’est pas plus qu’un jour, comme si vous étiez né et mourra à la fin de celui-ci. Avec cette attitude, vous ne serez pas coincé entre une obsession du passé, avec ses angoisses, ni les espoirs de l’avenir, avec toutes ses incertitudes. Vivez pour aujourd’hui: Au cours de cette journée, vous devriez prier avec un coeur éveillé, réciter le Coran avec compréhension et se souvenir d’Allah avec sincérité. En ce jour, vous devriez être équilibré dans vos affaires, satisfait de votre partie de provisions qui vous est alloué, soucieux de votre apparence et de votre santé.

Organisez les heures de cette journée, de sorte que vous faisiez des années de vos minutes et des mois de vos secondes. Demandez pardon a votre Seigneur, se souvenir de Lui, se préparer au départ définitif de ce monde et vivez aujourd’hui heureux et en paix. Soyez content de vos provisions, votre femme, vos enfants, votre travail, votre maison et votre position dans la vie.

…Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants”. (Coran 7:144)

Vivez aujourd’hui sans chagrin, peine, colère, jalousie ni méchanceté.

Vous devez graver sur votre coeur une seule phrase: Aujourd’hui, c’est mon seule journée. Si vous avez mangé du pain frais et chaud aujourd’hui, alors qu’est-ce que ce pain pourri d’hier et qu’est-ce que ca vaut le pain anticipée pour demain?

Si vous êtes honnête avec vous-même et avez une détermination solide, vous allez sans doute vous convaincre de ce qui suit: Aujourd’hui c’est mon dernier jour à vivre. Lorsque vous atteignez cette attitude, vous bénéficierez de tous les instants de votre journée, en développant votre personnalité, en grandissant vos aptitudes et en purifiant vos actes. Alors, vous allez dire:

Aujourd’hui, je vais être raffiné dans mes paroles et proférer ni mauvaise parole ni obscénités. En outre, je ne vais pas médire.

Aujourd’hui, je vais organiser ma maison et mon bureau. Ils ne seront pas désordonnée et chaotique, mais organisée et ordonnée.

Aujourd’hui, je serai particulière au sujet de ma propreté corporelle et apparence. Je vais être très méticuleux dans ma propreté et équilibrée dans ma marche, mes paroles et actions.

Aujourd’hui je m’efforcerai d’être obéissant à mon Seigneur, prier dans la meilleure manière possible, faire des actes volontaires bienfaisants, réciter le Coran et lire des livres qui me seront bénéfiques. Je vais planter la bienfaisance dans mon coeur et en extraire les racines du mal – comme la fierté, la jalousie et l’hypocrisie.

Aujourd’hui, je vais essayer d’aider les autres – visiter les malades, assister à des funérailles, guider celui qui est perdu et nourrir les affamés. Je me tiendrai à côté de l’opprimé et le faible. Je vais rendre hommage au savant, être miséricordieux envers le jeune et respectueux envers les plus âgés.

O Passé qui est parti et a disparu, je ne vais pas pleurer sur toi. Tu ne me verras pas me souvenir de toi, même pas pour un instant, parce que tu as voyagé loin de moi pour ne jamais revenir.

O Future, tu es dans le domaine de l’invisible, je ne vais pas être obsédé par tes rêves. Je ne vais pas être préoccupé par ce qui est à venir parce que demain n’est rien et n’a pas encore été créé.

« Aujourd’hui, c’est mon seul jour » est l’une des déclarations les plus importantes dans le dictionnaire de bonheur, pour ceux qui veulent vivre la vie dans toute sa splendeur et son éclat.

Traduit de:
La Tahzan (Don’t be sad) (Ne t’attriste pas)
By Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Translated by: Faisal ibn Muhammad Shafeeq, 2nd ed. Riyadh 2005
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-850-36-6
ISBN Soft Cover: 9960-850-44-7
P31

Commentaire ~ Allah a de la bonté envers Ses esclaves

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un membre de la communauté de Riyad m’a raconté qu’en 1376 Hijri, un groupe de pêcheurs de la ville de Jubayl partait pour l’océan et après avoir passé trois jours et trois nuits de pêche, ils n’ont pas réussi à attraper un seul poisson. Pendant ce temps, à proximité, un autre groupe de pêcheurs ont pris beaucoup de poissons. Ils ont été surpris, non seulement à cause de la disparité entre leur échec et le succès de l’autre groupe, mais parce qu’ils faisaient les cinq prières quotidiennes et ont échoué tandis que l’autre groupe qui eux ne priait pas ont réussi. L’un d’eux dit: « Combien est parfait Allah! Nous avons prié à Allah sans manquer de prière et n’avons rien attrapé! L’autre groupe ne s’est pas prosterner devant Allah, même une seule fois au cours de ces derniers jours et regardez tout ce qu’ils ont réussi à obtenir! » De cette façon, le Shaytan (Satan) les a chuchoté de mauvaises suggestions et leur a conseillé d’abandonner la prière. Le lendemain matin, ils ne se réveillent pas pour le Fajr (la prière de l’aube). Ils ont également négligé de faire la prière du Dhuhr (midi) et Asr (l’après-midi). Avant la tombée du jour, ils partirent pour l’océan; cette fois-ci ils ont attrapé un poisson et quand ils l’ont ouvert, ils ont trouvé une perle dans son estomac – une perle qui valait très cher. L’un d’eux a pris la perle dans sa main, la regarda et après avoir réfléchi dit: « Combien Allah est parfait! Quand on lui a obéi nous n’avons rien obtenu et quand nous Lui avons désobéi ça c’est ce que nous avons obtenu! Cette provision est d’un caractère douteux. » Il s’empara de la perle et la lança dans l’océan, en disant tout de suite après: « Allah nous récompensera avec mieux que cela. Par Allah, je ne vais pas le prendre, car nous l’avons acquise après l’abandon de la prière. Viens avec moi et laissons cet endroit dans lequel nous avons désobéi à Allah. » Ils ont voyagé une distance de trois miles avant de camper pour la nuit. Peu de temps après ils sont allé pêcher à nouveau et ils ont attrapé un poisson de belle taille. Quand ils l’ont ouverte, ils ont trouvé la même perle précieuse à l’intérieur de son estomac. Ils ont dit, « Toutes les louanges sont à Allah, Qui nous a fourni des moyens de bonne subsistance (halaal). » En effet, ils ont attrapé le poisson après avoir prié, s’être souvenu d’Allah et en demandant Son Pardon, alors cette fois ils l’ont gardé.

Vous devriez remarquer une différence importante: c’était le même objet à deux reprises, mais il était sale quand ils l’ont acquis alors qu’ils étaient en état de désobéissance d’Allah, et il était pur quand ils l’ont acquis tout en lui obéissant.

S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah leur avait donné ainsi que Son messager et avaient dit : “Allah nous suffit. Bientôt Allah nous accordera Sa faveur de même que Son messager ! … C’est vers Allah que va tout notre désir ”. (Coran 9:59)

En vérité, c’était la bonté d’Allah. Donc, chaque fois que quelqu’un laisse quelque chose pour Allah, Allah lui donne quelque chose de mieux.

Ceci me rappelle une histoire d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui). Un matin, il est entré dans la Mosquée d’al-Koofa pour prier deux unités volontaires de prière. Avant d’entrer, il a trouvé un garçon debout à la porte. Il lui dit. « O garçon, retiens pour moi ma mule jusqu’à ce que je termine de prier. » Quand Ali était entré dans la mosquée, il prit l’intention de récompenser le garçon avec un dirham pour ses services. Pendant ce temps, le garçon enleva la muserolle de la mule et se précipita au marché pour la vendre. Quand Ali sortit de la mosquée, il ne trouva pas le garçon, mais seulement sa mule sans sa muserolle. Il engagea un homme pour retrouver le garçon et lui ordonna d’aller voir au marché, car il était très probable que le garçon y irait pour vendre la muserolle. Effectivement, l’homme trouva le garçon au marché ou il essayait de vendre la muserolle aux enchères. L’homme acheta la muserolle de lui pour un dirham. Quand il retourna à Ali et l’informa sur ce qui s’est passé, Ali a dit: « Combien Allah est parfait! Par Allah, je voulais lui donner un dirham licite (hallal), mais il a refusé de le prendre que d’une manière illégale (haraam). »

Tu ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du Coran, vous n’accomplirez aucun acte sans que Nous soyons témoin au moment où vous l’entreprendrez. Il n’échappe à ton seigneur ni le poids d’un atome sur terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans un livre évident. (Coran 10:61)

Traduit de:
La Tahzan (Don’t be sad) (Ne t’attriste pas)
By Aaidh ibn Abdullah al-Qarni
Translated by: Faisal ibn Muhammad Shafeeq, 2nd ed. Riyadh 2005
Publisher: International Islamic Publishing House
ISBN Hard Cover: 9960-850-36-6
ISBN Soft Cover: 9960-850-44-7
P416

Commentaire ~ La vente est gagnante

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Souhayb ben Sinan (DAS) occupa une place particulière dans la cohorte des premiers croyants. Il fut opprimé et torturé mais aussi il fut un partisan très actif de la cause musulmane. Voici son témoignage: « J’étais présent à tous les combats du Messager (BSDL) et à toutes les allégeances qu’on lui a prêtées. J’étais toujours dans les premières lignes, quand ils avaient peur, et j’étais dans leurs arrières, quand ils avaient peur de leurs arrières. Je n’ai jamais mis le Messager (BSDL) entre l’ennemi et moi. » Voilà l’image limpide du croyant fort de sa foi!

Son noble combat pour l’Islam commença le jour où il prit le chemin de Médine. Ce jour-là, il abandonna toute sa fortune et tout son commerce, pour pouvoir regagner Médine.

Quand le Messager (BSDL) décida de quitter le Mecque, Souhayb apprit cela. Il se prépara en conséquence, pour faire le déplacement avec le Messager (BSDL) et Abou Bakr. Mais les Qouraychites le retardèrent.

Lorsqu’il réussit à sortir furtivement de la Mecque, il fut poursuivi et rattrapé sur le chemin. Il ne leur laissa pas l’occasion de s’approcher. « Qouraychites! dit-il, vous savez bien que je ne rate pas ma cible. Par Dieu! avant que vous n’arriviez à moi, je tirerai sur vous toutes mes flèches, puis j’userai de mon sabre… Avancez, si vous voulez! Ou bien, si vous voulez, je vous indique où se trouve ma fortune et vous me laissez tranquille. »

Ils acceptèrent le marché et ils le laissèrent partir, sans même douter de sa parole: ils le savaient véridique et honnête.

Souhayb rattrapa le Messager (BSDL) à Qouba. Dès que ce dernier le vit arriver, il lui dit: « La vente est gagnante, Abou Yahia! La vente est gagnante, Abou Yahia! » Puis, il y eut la révélation de:

Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs. (Sourate 2, verset 207)

Oui, Souhayb acheta son âme croyante avec toute sa fortune, sans remords. Il voulait à tout prix sauver sa foi, sa liberté de conscience et le devenir de sa volonté.

En outre, il était généreux. Il dépensait pour la cause de Dieu, aidait les nécessiteux…

Une fois, Omar ben al-Khattab (DAS) lui ayant dit: « Je vois que tu donnes beaucoup à manger. Tu es excessif. », Souhayb répondit: « J’ai entendu le Messager de Dieu dire: « Vos meilleurs sont ceux qui donnent à manger. »

Par ailleurs, lorsqu’Omar (DAS) fut blessé à mort, il désigna Souhayb (DAS) pour diriger la prière jusqu’à l’installation du nouveau khalife. Ce fut un honneur pour Souhayb.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

Des hommes autour du Prophère (BSDL)
Khalid Mohammad Khalid
Traduction Abdou Harkat
Mohamad Ali Baydoun Publications
Dar Al-Kotob Al-Ilmiyah
Beyrouth – Liban
P54

Commentaire ~ Une manifestation de la justice

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il a été rapporté que l’un des fils de ‘Amr bin Al-’As (que Allah lui accorde Sa satisfaction), le gouverneur de l’Égypte, a frappé un jeune chrétien égyptien avec son fouet. Ce jeune égyptien s’est plaint au chef des croyants, Omar Ibn Al Khattab (que Allah lui accorde Sa satisfaction), qui à son tour a écrit au gouverneur et a demandé sa présence immédiate avec son fils. Omar a également invité le jeune homme qui avait été frappé. Quand ils étaient tous rassemblés dans la chambre d’Omar, où il rendait ses jugements, le fils de Amr a admis qu’il avait tort envers le jeune homme. Le chef des croyants remis son fouet au jeune chrétien et lui dit: « Frappe ce fils des plus nobles! » Le garçon leva son fouet et frappa le fils du gouverneur. Omar a dit: « Aussi frappe le front d’Amr. » Le garçon a répondu, « O Chef des croyants, j’ai déjà frappé celui qui m’a frappé. » Omar dit: « Par Allah, si tu l’avais frappé (le gouverneur), je ne t’aurais pas empêché, car ce fils de Amr t’a seulement frappé sous l’autorité de son père (le gouverneur) ». Se tournant vers Amr, Omar dit une fameuse phrase: « Quand as-tu pris les gens pour des esclaves, lorsque leurs mères les ont accouchés libres? »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 52

Commentaire ~ L’homme de qualité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

L’homme de qualité se doit d’éviter la curiosité déplacée, de pratiquer les vertus, de se plier aux obligations cultuelles et de se garder des péchés capitaux. C’est à ce prix qu’il n’ira pas à la perdition. La culture de l’esprit procède de la pureté des moeurs. Apprends encore que si la préoccupation essentielle de l’homme sur terre est d’assurer sa subsistance, l’obligation majeure ici-bas n’en reste pas moins le culte de Dieu. Traiter son prochain avec équanimité est une règle d’or dont il ne faut pas se départir. Les [croyants] de ce monde sont dans l’impérieuse nécessité d’une gestion réfléchie des affaires [], plus que le commun des mortels qui se laisse lui aller au gré de ses pulsions sans souci des conséquences. Sache aussi qu’il importe de tout sacrifier dans la voie de Dieu, la fortune comme la vie.

Commentaire ~ Le repentir

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Les savants ont dit:

« Le repentir de tout péché est une obligation:

a) S’il s’agit d’une désobéissance entre l’homme et Dieu exalté, ne se rapportant pas au droit d’un humain, le repentir a trois conditions pour être agréé de Dieu:

1. Qu’on cesse immédiatement de désobéir.
2. Qu’on éprouve le regret d’avoir désobéi.
3. Qu’on décide de ne jamais plus revenir à cette désobéissance.

Si l’une de ces trois conditions vient à manquer, le repentir n’est plus valable.

b) Si cette désobéissance lèse un être humain, le repentir a alors quatre conditions: les trois précédentes et l’on doit s’acquitter en outre du droit de la personne lésée.

1. S’il s’agit d’argent ou autre chose pareille, on doit le lui restituer.
2. S’il s’agit d’une calomnie proférée contre lui, on doit se mettre à sa disposition pour en recevoir le châtiment, ou bien on essaie d’obtenir son pardon.
3. Si c’est une médisance, on doit aussi s’en excuser.

On doit repentir de tous les péchés.

Si le pécheur se repent seulement de certains de ses péchés, les gens justes disent que son repentir est valable pour ce qui concerne ces péchés mais qu’il doit se repentir de ce qui en reste.

Les arguments du Livre, de la Sunna et du consensus de la communauté sont tous unanimes pour dire que le repentir est obligatoire.

Dieu exalté a dit:

135. et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leur péchés – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? – et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait.

136. Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! – Sourate 3. La famille d’Imran (Al-Imran)

Commentaire ~ Allah a bien été satisfait de leur acte!

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme est allé au Prophète (BSDL) et dit: « Ô Messager d’Allah! En effet, j’ai très faim. « Le Prophète (BSDL) alors envoya un message à un de ses épouses, demandant: « As-tu de la nourriture avec toi? « Elle a répondu: « Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, tout ce que j’ai avec moi est de l’eau! « Il a ensuite envoyé des messages à toutes ses femmes, posant la même question, et la réponse de chacun d’eux a été: « Non, par Celui qui t’a envoyé la vérité, tout ce que nous avons avec nous, est de l’eau. » Le Messager d’Allah (BSDL) dit à ses Compagnons: « Qui sera ce soir l’hôte, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde? » Un homme des Ansars appelé Abou Talha (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) se leva et dit: « Moi, Ô Messager d’Allah. »

Il est allé chez lui et demanda à sa femme, « As-tu de la nourriture avec toi? » Elle dit: « Tout ce que j’ai avec moi est un peu de nourriture pour nos enfants. » Il dit: « Donnez leurs des excuses, et essayez de les faire dormir! Et quand notre hôte vient, lui faire croire que nous sommes aussi en train de manger avec lui quand il met sa main pour manger. Ensuite, vas-y à la lampe et fais semblant que tu es en train de l’ajuster, mais au lieu de l’ajuster éteins la lampe. Donnes lui l’impression que nous mangeons, afin que notre hôte se nourrit et se remplit. »

Elle fit ce que son mari lui a demandé de faire: elle endormi ses enfants sur leur faim, elle a placé la nourriture devant l’invité, elle se tenait pour éteindre la lampe, en donnant l’impression de l’ajuster. Puis elle s’est assise avec son mari et avec l’invité pour le repas. Ils se sont assis sans manger laissant l’invite manger a satiété.

Le lendemain, il alla au Messager d’Allah (BSDL), qui lui dit: « Ce soir, Allah se mit à rire, ou s’est étonné de votre action. » Et puis le verset suivant fut révélé:

« …et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux… » (Coran 59.9)

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 108

Commentaire ~ Nos pieux prédécesseurs et leur respect et obéissance à leurs parents

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Sirin rapporte que le prix d’un palmier a été aussi élevé que 1000 dirhams au cours de la période de ‘Uthman bin ‘Affan (que Dieu lui accorde Sa satisfaction). Une fois au cours de cette période, Usamah est allé à un palmier qui lui appartenait, il perca le palmier, et en retira le centre. Puis il est allé et il donna ce centre à sa mère pour la manger. Les gens lui dirent, « Qu’est-ce qui t’a fait faire ceci sachant que le prix d’un palmier a atteint 1000 dirhams? » Il dit: « Ma mère me l’a demandé (pour le centre du palmier), et elle ne m’a jamais rien demandé que j’ai pu lui donner, sauf que je le lui donna. »

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 172

Commentaire ~ Mort subite

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Il y a eu de nombreux incidents où les gens meurent tout à coup dans des circonstances que présagent le mal, ces cas ont souvent été observé par les bienfaisants, dont la Foi a augmenté en conséquence, les rendant ainsi plus préparés pour l’au-delà. Par exemple, Ibn Rajab rapporte de ‘Abdul-Aziz bin Abi Rawwad, qui a dit:

« J’étais avec un homme qui allait mourir et qui était invité à dire la Shahada: « Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah (et Mohamed est le Messager d’Allah) ». Ses dernières paroles furent: « Il est un mécréant par ce que vous dites.’ J’ai demandé sur lui et a appris qu’il était un alcoolique. »

‘Abdul-Aziz a dit,

« Protégez-vous des péchés, car c’était les péchés qui ont été sa ruine. »

Qurtubi rapporte de Rabi’ bin Sabrah bin Ma’bad Al-Juhani, une personne pieuse de Basrah:

« J’ai rencontré des gens de Sham, qui ont signalé qu’il a été dit à un homme qui allait mourir, « Dis: Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah. » Et sa réponse fut: « Je bois (l’alcool), alors donnez-moi quelque chose à boire. »

Et Ibn Qayyim rapporte dans Al-Jawab Al-Kafi,

« Il a été dit à certains d’entre eux, « Dis: Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah. » Ils lui répondirent: « Ahh Ahh, je ne suis pas capable de le dire. »

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Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 95

Commentaire ~ La dernière commande du souverain Mohammed Al-Fateh à son fils

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad Al-Fateh, un dirigeant musulman au cours de l’Empire ottoman, était connu pour ses connaissances, le courage, la justice, la piété et l’humilité. Il a réussi à conquérir Constantinople où d’autres avant lui avaient échoué. Et à cette époque il n’avait que 23 ans.

À la fin de sa vie, il conseilla à son fils, en disant: « Ici, je suis en train de mourir, mais je ne le regrette pas, car je laisse derrière moi un homme tel que toi. Sois juste, vertueux et miséricordieux. Donne généreusement à la population et défends-les sans faire de distinction entre eux. Répands l’Islam, parce que ça c’est obligatoire sur les rois de la terre. Donne la priorité a la religion sur toutes choses et ne te fatigue pas dans cette poursuite. Ne pas nommer des gens qui ne se soucient pas de la religion et qui ne restent pas loin de péchés majeurs, ceux qui se sont plongés dans la méchanceté et innovations mauvaises. Élargir les frontières de notre nation par le biais du Jihad et veiller sur la richesse du trésor, en t’assurant qu’il n’est pas gaspillé. Jamais tendre la main sur la richesse de toute personne, sauf par le droit de l’Islam. Garantir les faibles leur force et donner librement ta générosité sur ceux qui le méritent. »

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Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
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Page 187

Commentaire ~ Le choix d’un époux

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme demanda à Hasan bin ‘Ali (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), « J’ai une fille et les gens lui ont proposé le mariage, alors à qui dois-je l’épouser? »

Il dit, « Marie-la à un homme qui craint Allah, car s’il l’aime, il lui rendra hommage; et s’il la déteste, il ne la fera pas mal. »

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Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
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Page 171

Commentaire ~ La préservation de l’honneur des Musulmans

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un jour, Omar (DAS) a quitté son domicile avec Abdullah bin Mas’ud (DAS) et pendant les heures tardives de la nuit, ils voyaient la lueur d’un feu à une distance. Ils suivirent la lumière jusqu’à une maison avec une lampe allumée. En voyant la lampe, Omar entra dans la maison et vu un vieil homme assis avec de l’alcool en face de lui et une chanteuse qui lui divertissait. Le vieil homme fut pris au dépourvu par l’attaque soudaine de Omar, quand il lui dit: « Je n’ai pas vu un spectacle de plus honteux que ce que j’ai vu ce soir, d’un vieil homme qui doit attendre de la mort ».

Le vieillard répondit: « En effet, ô chef des croyants, ce que tu as fait est plus honteuse. Tu es entré chez moi sans ma permission et espionné sur moi – et l’espionnage n’est-elle pas interdite en Islam? Omar admis que c’etait la vérité et a quitté la maison du vieil homme, mordant son vêtement en disait, « Que la mère de Omar lui perds si Allah ne me pardonne pas. » Par la suite, le vieil homme a cessé d’assister aux rassemblements de Omar. Après quelque temps, Omar vu le vieil homme dans l’une des dernières lignes de ses rassemblements et souhaitait parler avec lui. Craignant la dureté de Omar, le vieil homme s’approcha de lui avec précaution, par contre on lui demandait de venir de plus en plus proche jusqu’à ce qu’il soit finalement assis près du chef des croyants. Omar demanda au vieil homme d’approcher son oreille et dit: « Par Celui Qui a envoyé le Prophète Muhammad (BSDL) avec la vérité, je n’ai informé personne de ce que j’ai vue de toi cette nuit, je n’ai ni informé Abullah bin Mas’ud, et en effet il était avec moi. » Le vieillard répondit: « Ô chef des croyants! Au nom de Celui qui a envoyé Muhammad (BSDL) avec la vérité, moi aussi je ne suis pas retourné a ces mauvaises actions, depuis la nuit tu es entré chez moi. » Omar prononca à voix haute, « Allahu Akbar! » personne du rassemblement savait ce qui s’était passé entre les deux hommes.

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui
DAS: que Dieu lui accorde Sa satisfaction

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
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Page 34

Commentaire ~ L’histoire de Ibn Jud’an

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Quand on pense aux périodes pré-islamiques à la Mecque, certains noms viennent à l’esprit – comme Abdul-Muttalib, le grand-père du Prophète (BSDL), ou Waraqah bin Naufal. Mais il y a une autre personne importante qu’on se rappelle peu de nos jours: ‘Abdullah bin Jud’an, le premier cousin du père d’Abu Bakr As-Siddiq. Durant les premières années de sa vie ‘Abdullah bin Jud’an n’avait ni succès ni était heureux. En fait, grandissant affamé et pauvre, il était amer par la vie. Pour se consoler ou peut-être par dépit, il s’est tourné vers le mal et commis beaucoup de crimes. Il s’est fait attraper tellement souvent par ses mauvaises actes qu’il était considéré comme étant par la plupart un criminel incorrigible. Les gens ont pensé qu’il était mauvais de nature et qu’il n y avait pas de possibilité qu’il ne pourrait s’améliorer. Tout le monde le détestait, y compris les confrères de son clan, sa famille et même son propre père; lui il retournas cette haine vers eux avec une véhémence égale ou plus grande encore.

Un jour, pendant qu’il marchait dans les vallées de la Mecque, pensant de manière attristante à son existence amère, il a remarqué une petite ouverture dans une montagne, peut-être une entrée à une caverne. Il a pensé qu’il pourrait y avoir quelque chose a l’intérieur de dangereux, peut-être un serpent venimeux. Ce pressentiment ne l’a pas arrêté d’approcher; au contraire, ça l’a encouragé à s’approcher, car sa situation était si désespérée, qu’il a voulu réellement être tué de sorte qu’il ait pu laisser son existence malheureuse.

Quand il est venu près de la bouche de la caverne, il a vu une forme maigre à l’intérieur, et par l’obscurité, il l’a perçue pour être un serpent en position droit, la position la plus favorisée par un serpent venimeux quand il est prêt a attaquer. Pris par la folie, ‘Abdullah bin Jud’an a été terrifié et s’est rendu compte qu’il n’a pas vraiment voulu mourir. Imaginant que le serpent attaquait, il a sursauté, essayant de se défendre d’une morsure mortelle. Après un court moment, il s’est calmé, se rendant compte que c’était seulement lui qui bougeait et que le serpent était parfaitement immobile. Quand il est venu plus près, il s’est rendu compte que c’était seulement une statue d’un serpent, faite en or et avait deux yeux faits d’émeraudes précieuses. Il a délogé les émeraudes et les a prises. Il est alors entré plus profondément dans la caverne, et lisant les écritures qu’il voyait autour de lui, il s’est rendu compte que la caverne était un cimetière pour les rois de la tribu de Jurham. À la tête de chaque tombe était une pierre tombale faite d’or; au-dessus de chaque tombeau été écrit une histoire courte du roi qui a été enterré dessous. Entourant les tombes étaient des trésors d’or, d’argent, de perles, de pierres précieuses et beaucoup d’autres richesses.

‘Abdullah bin Jud’an ramassa quelques petits trésors, fit un signe en dehors de la caverne de sorte qu’il pourrait la trouver encore et alors retourna à son peuple. Il était généreux avec sa richesse récemment découverte, donnant à la famille, aux amis et au nécessiteux. Il était particulièrement généreux en groupant les gens ensemble et en leur servant la nourriture. Avec le temps, il est monté en statut dans la société jusqu’à ce qu’il soit devenu l’un des chefs de Quraish. Toutes les fois qu’il manqua de fonds, il revenait à la caverne et prenait encore plus. Sa générosité s’étendait même à l’extérieur de frontières de la Mecque. Une fois quand les personnes de Ash-Sham (Syrie, Jordanie, Liban et Palestine) souffraient de difficultés ‘Abdullah bin Jud’an envoya 2000 chameaux chargeant chacun avec du blé, des huiles et d’autres provisions. Et chaque nuit, quelqu’un se tenait sur le toit de la Kabaa et criait: « Venez aux bols (remplies de nourriture) de ‘Abdullah bin Jud’an ».

Pourtant, malgré tout cela, le suivant est rapporté à son sujet dans Sahih Moslem. Aishah (que Dieu l’accorde Sa satisfaction) a dit au Prophète (BSDL): « En effet, Ibn Jud’an fournissait de la nourriture (pour les gens) et était hospitalier à son invité. Est-ce que ca va le bénéficié le Jour de Résurrection? » Le Prophète (BSDL) répondu: « Non. En effet, à aucun jour il n’a jamais dit: ‘O mon Seigneur, pardonne mon péché le Jour de la Récompense’. »

BSDL: bénédiction et salut de Dieu sur lui

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Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 15

Commentaire ~ La charité silencieuse

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Muhammad bin Isa a rapporté qu’un jeune homme allait souvent voir Abdullah bin Mubarak; il étudiait sous lui, effectuait certaines courses pour lui et l’écoutait quand il rapportait des récits de Hadith. Un jour, Abdullah est allé à la ville où le jeune homme vivait et quand il ne le trouvait pas il a demandé sur lui. Il a été informé que le jeune homme avait été emprisonné pour un prêt qu’il ne pouvait pas rembourser. Abdullah a demandé: « Et combien doit-il? » On lui a répondu que le jeune homme devait 10000 dirhams. Abdullah est allé à la recherche du créancier et quand il l’a trouvé, il lui a donné 10000 dirhams, mais a condition qu’il ne dévoilerait pas son identité tant qu’il (c.-à-d. Abdullah) était vivant.

Quand le jeune homme a été libéré de la prison, on lui a dit à lui: « Abdullah bin Mubarak était ici et demandait pour te voir, mais il est déjà parti. » Le jeune homme s’est dépêché à la recherche de Abdullah et quand il l’a trouvé, Abdullah a demandé: « Jeune homme, où est-ce que tu était? Je ne pouvais pas te trouver. » Il a dit: « Oui, j’ai été emprisonné en raison d’une dette que je ne pouvais pas payer. » Il a dit: « Alors comment as-tu été libéré? » Il a dit: « Un homme est venu payer ma dette, mais pourtant je ne sais pas qui il est. » Abdullah a dit: « Jeune homme, éloge Allah pour la bénédiction d’avoir ta dette remboursé. » Et le créancier n’a jamais informé ce qui s’est vraiment produit jusqu’à ce qu’après Abdullah est mort.

On l’a rapporté qu’Abu Jafar Ak-Hadhdha a dit: « J’ai entendu Ibn Uyainah dire: Si votre réalité intérieure est le même que votre aspect extérieur, ceci est la droiture; si votre réalité intérieure est meilleure que votre aspect extérieur, alors ceci est la supériorité; et si votre aspect extérieur est meilleur que votre réalité intérieure, ceci est l’injustice. »

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid
Publisher: Maktaba Dar-us-Salam
ISBN: 9960-897-59-1
Page 109

Commentaire ~ Tu m’as envoyé des épreuves

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Voici des paroles du Cheikh Haçan Basri, surnommé Abou Seid el-Haçan ben Abil-Haçan Yecar, né l’an 21 (641-642), mort l’an 110 (728-729).

Dans une oraison (…) Haçan Basri disait: « Mon Dieu, Tu m’as accordé des grâces, et je ne t’en ai pas remercié. Tu m’as envoyé des épreuves, et je ne les ai pas supportées avec patience. Tu ne m’as pas retiré tes faveurs pour avoir manqué de reconnaissance et tu as supprimé les épreuves en voyant que la patience me faisait défaut. Mon Dieu, que Ta générosité et Ta miséricorde sont donc grandes! »